<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442</id><updated>2011-11-27T17:08:23.165-08:00</updated><category term='environnement'/><category term='Welzer'/><category term='représentativité'/><category term='supercapitalisme'/><category term='Castoriadis'/><category term='débat participatif'/><category term='démocratie libérale'/><category term='Algériehttp://www.blogger.com/img/blank.gif'/><category term='parlement'/><category term='Athènes'/><category term='réseau énergétique'/><category term='prise de décision politique'/><category term='éducation'/><category term='développement durable'/><category term='collaboratif'/><category term='Union européenne'/><category term='humanisme'/><category term='R. Reich'/><category term='anthropocène'/><category term='Grèce archaïque'/><category term='Paris en mouvement'/><category term='intégration'/><category term='démocratie participative'/><category term='agrocarburants'/><category term='assemblée'/><category term='citoyenneté'/><category term='pétrole'/><category term='opinion'/><category term='débat'/><category term='déforestation'/><category term='vote'/><category term='performance'/><category term='expertise'/><category term='politique agricole commune'/><category term='modèle chinois'/><category term='biodiversité'/><category term='lois'/><category term='femmes'/><category term='Europe'/><category term='crise'/><category term='lignes haute tension'/><category term='démocratie sociale'/><category term='indemnité'/><category term='terre'/><title type='text'>Ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre</title><subtitle type='html'>La démocratie participative veut évincer la démocratie représentative. Mais en réalité la place publique est occupée par les discours d'oligarques (économiques ou politiques) qui laissent peu de place à un peuple que notre Constitution définit pourtant comme souverain. Vers quelle vie politique allons-nous, dans un monde qui paraît à la fois immuable et bouleversé ?</subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>37</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-8079204073214058681</id><published>2010-10-08T02:55:00.000-07:00</published><updated>2010-10-08T03:16:57.225-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='politique agricole commune'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='collaboratif'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><title type='text'>Une nouvelle PAC : plus verte et plus participative ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify; font-family: trebuchet ms;"&gt;EurActiv &lt;a href="http://www.euractiv.fr/premieres-indications-commission-future-pac-article?utm_source=EurActiv.fr&amp;amp;utm_campaign=3afc7d5989-quotidienne&amp;amp;utm_medium=email"&gt;évoque aujourd'hui &lt;/a&gt;un document de travail de la Commission sur la PAC. Ce document circule dans les services du Commissaire européen à l'agriculture, Dacian Ciolos, et propose une nouvelle orientation pour la politique agricole commune, avec trois méthodes de réforme.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La couleur de la nouvelle PAC est résolument plus verte:&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt; la viabilité de la production alimentaire devrait être assurée par une limitation de la variabilité des revenus et une compensation des contraintes naturelles ;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'agriculture aura comme objectif d'assurer une gestion durable des ressources naturelles, en garantissant la «sécurisation de la provision des biens  publics environnementaux» (bienvenue à Bruxelles). Pour autant, la Commission n'oublie pas l'objectif de "croissance verte" et "d'innovation", même dans le domaine agricole.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;l'équilibre du développement territorial est un point essentiel du dispositif, pour maintenir des emplois dans les campagnes. C'est affirmer que l'agriculture est un élément indispensable d'aménagement du territoire.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour le volet vert. On pourrait détailler en évoquant les aides à la filière laitière, les critères environnementaux de la distribution des aides, les signaux d'alerte sur les dysfonctionnements des marchés...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais il y a également un volet citoyen. Le document préparatoire affirme en effet que les subventions seront simplifiées, afin d'être «compréhensibles» aux yeux  des contribuables européens. Cette simplification passera par l'affichage des critères environnementaux et du soutien aux petits paysans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, le projet de la Commission s'inscrit dans une perspective systémique : l'évolution de la politique agricole doit être pensée avec celle des autres politiques (notamment l'Emploi, la Pêche et le développement régional).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour atteindre ces objectifs, trois voies sont proposées :&lt;br /&gt;- un premier scenario évoque des changements limités (distribution plus équitable des paiements directs entre les Etats membres, par exemple)&lt;br /&gt;- le deuxième affirme une nouvelle orientation vers une agriculture plus "verte", des objectifs clairement affichés et compréhensibles pour tous les citoyens ;&lt;br /&gt;- le troisième, plus audacieux, propose d'abolir les marchés et de recentrer la PAC sur des objectifs environnementaux. Une telle orientation aboutirait à une diminution des taux de production et la conclusion de la Commission est qu'elle entraînerait «une perte des synergies entre les dimensions économique,  environnementale et sociale de la PAC».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On voit bien, par conséquent, la direction que regarde la Commission. Comme toujours dans les exercices de prospectives à trois scenarii, c'est le second qui l'emporte.&lt;br /&gt;Est-il bien certain, pourtant, qu'une réorientation de la PAC vers des objectifs environnementaux soit nuisible à la production agricole (donc à l'autosuffisance européenne, le grand mythe de la PAC) et à l'emploi ? Pas si on songe qu'une agriculture plus extensive nécessiterait la création de plus d'emplois, et que l'agriculture intensive pratiquée jusqu'à aujourd'hui a appauvri les sols, avec des rendements qui se tassent.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cependant, même si l'on peut contester le choix de la deuxième voie, peu audacieux, celui-ci s'appuie sur une lisibilité de la PAC pour les citoyens européens, donc une restauration du lien entre les citoyens et leur agriculture.&lt;br /&gt;Si l'on songe que la réforme de la PAC avait conduit Bruxelles à proposer une réflexion commune et collaborative à ses citoyens, et qu'elle conduit à proposer une politique plus respectueuse de l'environnement, on peut penser, malgré le jargon et les effets de style, que l'Union européenne n'est pas si bureaucratique, et que la Commission est l'un des exécutifs les plus politiquement novateurs en Europe...&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-8079204073214058681?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/8079204073214058681/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=8079204073214058681' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8079204073214058681'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8079204073214058681'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2010/10/une-nouvelle-pac-plus-verte-et-plus.html' title='Une nouvelle PAC : plus verte et plus participative ?'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5740562666404853736</id><published>2010-10-06T05:28:00.000-07:00</published><updated>2010-10-06T05:36:59.283-07:00</updated><title type='text'>Communiqué du Pôle écologique du PS</title><content type='html'>&lt;span style="font-family: times new roman;font-family:times new roman;font-size:100%;"  &gt;Suite aux propos de Bruno Le Maire lundi 4 octobre dans Ouest-France, le Pôle écologique du PS a établi le communiqué que voici : &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;&lt;/span&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;span style=";font-family:times new roman;font-size:130%;"  &gt;La vraie démarche pour défendre l'agriculture&lt;/span&gt;&lt;/blockquote&gt;                                                            &lt;!-- /#content-header --&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Les  propos de Bruno Le Maire dans Ouest-France le 4 octobre témoignent  d’une incompréhension totale des enjeux actuels de l’agriculture. A la  différence de sa collègue Chantal Jouanno, M. Le Maire en est resté à  une agriculture intensive qui a montré ses limites (pollutions,  atteintes à la santé publique, baisse actuelle des rendements en raison  de l’épuisement des sols…)...&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;div  class="content" style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;Le Pôle écologique du PS tient à  souligner qu’aujourd’hui, pour soutenir l’emploi dans le monde agricole,  la solution n’est pas de soutenir les lobbies de l’agriculture  intensive, mais au contraire de promouvoir les agricultures raisonnée et  biologiques, dans une perspective de long terme. L’agriculture répond à  des objectifs alimentaires, mais elle constitue un outil indispensable  d’aménagement des territoires, de protection des sols, de l'air et de  l'eau en garantissant la santé de tout le monde vivant. C’est donc une  agriculture respectueuse des hommes qu’il faut promouvoir aujourd’hui,  et non la recherche du profit pour quelques-uns au détriment de la santé  de tous.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;  &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5740562666404853736?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5740562666404853736/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5740562666404853736' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5740562666404853736'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5740562666404853736'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2010/10/communique-du-pole-ecologique-du-ps.html' title='Communiqué du Pôle écologique du PS'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-3286657136109850351</id><published>2010-10-06T01:20:00.000-07:00</published><updated>2010-10-06T01:49:12.112-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lignes haute tension'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='réseau énergétique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Union européenne'/><title type='text'>Europe et réseaux énergétiques</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La Commission européenne &lt;a href="http://www.euractiv.fr/bruxelles-finalise-plan-europeen-infrastructure-energetique-article?utm_source=EurActiv.fr&amp;amp;utm_campaign=b06e705ca2-quotidienne&amp;amp;utm_medium=email"&gt;finalise le prochain plan européen sur l'infrastructure énergétique&lt;/a&gt;, en prenant en compte l'intégration des énergies renouvelables dans le réseau. Perspective "durable" et "écologique", donc...&lt;br /&gt;Peut-être pas tant que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Outre les 50000kms de lignes de transport d’électricité qui devront être construites ou améliorées d'ici dix ans pour assurer la sécurité énergétique des Européens, Bruxelles envisage la construction d'un "super-réseau" de lignes à haute tension, pour les échanges entre Nord et Sud de l'Europe. Car, c'est bien connu, le vent est au Nord et le soleil au Sud. Alors au lieu de privilégier une source d'énergie renouvelable locale, avec des réseaux privilégiant les courtes distances, la Commission préfère envisager des réseaux longue-distance, dont &lt;a href="http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/lignes-haute-tension-prudence-doit-primer.html"&gt;l'innocuité pour l'homme, la faune et la flore n'a pas pu être démontrée&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;Même si ces lignes n'avaient aucune incidence sur la santé des animaux et des hommes, leur simple coût devrait imposer une réflexion plus longue sur leur utilité. Penser le réseau énergétique de demain nécessite d'évaluer les avantages/inconvénients de tous les types de réseaux et de production énergétique. Mais une telle réflexion ne serait sans doute pas du goût des constructeurs auxquels l'Union E ouvre largement le marché des infrastructures électriques.&lt;br /&gt;En effet, la Commission préconise de réduire rapidement les délais de délivrance des permis, en instaurant éventuellement un régime de «déclaration d'intérêt européen », qui permettrait une  procédure d'autorisation simplifiée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Autre nouvelle réjouissante : ce plan des réseaux énergétiques prévoit également le transport de CO2 depuis les pays où il est produit massivement jusqu'aux lieux où il pourrait être stocké... comme les déchets radioactifs, finalement.&lt;br /&gt;En dissociant lieu de production et lieu d'enfouissement, c'est une déresponsabilisation des producteurs que l'on instaure. A moins de faire payer très cher le trajet et l'enfouissement. L'Union E pourrait d'ailleurs en profiter pour instaurer une taxe sur ces transports de CO2, cela alimenterait un peu le budget européen...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plaisanterie mise à part, l'annonce de ce projet confirme l'absence de vision prospective de la Commission, qui se fonde sur des schémas de production actuels pour élaborer un réseau qui fonctionnera dans une dizaine d'années. Ce réseau pérennisera les erreurs que nous faisons aujourd'hui dans la production d'électricité : productrice de CO2, centralisée. L'argent qui y sera englouti aurait pu aider les pays les plus polluants dans leur production énergétique à passer à un autre modèle, décentralisé et fondé sur les énergies renouvelables.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-3286657136109850351?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/3286657136109850351/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=3286657136109850351' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/3286657136109850351'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/3286657136109850351'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2010/10/europe-et-reseaux-energetiques.html' title='Europe et réseaux énergétiques'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5706770687613294967</id><published>2010-10-01T01:41:00.000-07:00</published><updated>2010-10-01T01:45:00.695-07:00</updated><title type='text'>Toujours sur Desertec</title><content type='html'>Publié sur Actu Environnement, la position de Maïté Jauréguy-Naudin, coordinatrice du programme Energie à l'Institut français des relations internationales (Ifri), qui pointe les  dysfonctionnements de ce projet, avec un argumentaire proche de celui que j'avais développé dans un précédent billet.&lt;br /&gt;C'est ici : "&lt;a href="http://www.actu-environnement.com/ae/news/desertec-colonialisme-maite-jaureguy-naudin-ifri-11090.php4#xtor=EPR-1"&gt;La conception du projet Desertec me gêne&lt;/a&gt;".&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5706770687613294967?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5706770687613294967/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5706770687613294967' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5706770687613294967'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5706770687613294967'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2010/10/toujours-sur-desertec.html' title='Toujours sur Desertec'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-2829084440682342174</id><published>2010-09-10T01:58:00.000-07:00</published><updated>2010-09-10T02:29:18.386-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='prise de décision politique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='agrocarburants'/><title type='text'>Non-exercice de démocratie : services des ministères et gouvernement</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       Illustration récente de l'absence totale de pouvoir des services techniques des ministères dans la prise de décision de l'exécutif : le plan d'action national pour atteindre l'objectif de 23% d'énergies renouvelables en 2020.&lt;br /&gt;      Ce plan a été présenté par la France à Bruxelles, puisqu'il vise à appliquer une directive de 2008 sur les énergies renouvelables. Il détaille, secteur après secteur, la façon dont la France compte aboutir aux objectifs européens. Aux objectifs européens, et pas au delà, bien sûr.&lt;br /&gt;      Les choix du gouvernement, qui impacteront la politique environnementale française jusqu'en 2020 (donc, pour une fois, des choix sur le moyen terme), révèlent non seulement sa "faible conscience environnementale", comme l'ont souligné plusieurs ONG dans un &lt;a href="http://www.rac-f.org/article.php3?id_article=1772"&gt;communiqué&lt;/a&gt;, mais également le sable qui saupoudre les engrenages de la prise de décision politique.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;1. Absence de prise en compte de la société civile&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;        Alors que depuis plusieurs années les études se multiplient qui démontrent les effets négatifs des agrocarburants, le gouvernement a choisi, pour ce qui concerne l'augmentation des EnR dans les transports, de se caler sur les 10% à l'horizon 2020 (surtout en pas aller plus loin que ce que demande l'Europe...) en utilisant des agrocarburants de première génération.&lt;br /&gt;      Il a pourtant été montré que ceux-ci conduisent à détourner de leur usage des terres agricoles destinées à l'alimentation, au nord et au sud, avec pour conséquence la déstabilisation de certains prix agricoles, ainsi qu'à accroître la déforestation.&lt;br /&gt;       Ces études n'ont manifestement pas ému le gouvernement.&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;&lt;br /&gt;2. Absence de prise en compte des services techniques&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;      Les services du Ministère de l'Environnement, du Développement durable et de la mer, avaient proposé de bloquer à 7% le pourcentage d'agrocarburants de première génération, afin de laisser de la place (même réduite...) aux agrocarburants de seconde voire de troisième génération qui se développeront d'ici 2020. Cette voie n'a pas été suivie par la commission interministérielle qui a décidé, in fine, du plan d'action.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;3. Le poids des intérêts industriels et agricoles ?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;      Pour assurer les besoins en agrocarburants de première génération tels que prévus par le plan d'action national, c'est toute la production française de colza qui sera mobilisée. De quoi rassurer les producteurs actuels sur leurs débouchés. Les besoins alimentaires en huile de colza seront satisfaits par l'importation d'huile dont la production nécessitera, ailleurs, déforestation et détournement des terres d'agriculture vivrière.&lt;br /&gt;      Quant aux agro-industriels qui tiennent cette filière, ils n'ont pas d'inquiétude pour les dix ans à venir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-weight: bold;"&gt;4. Conséquences économiques et sociales&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;      Outre les graves conséquences environnementales de cette décision, qui ne respecte ni les avis des experts, ni les propositions de ce qui sont payés pour en faire à partir des avis d'experts, on ne peut que déplorer les conséquences économiques de cette décision :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;rien ici ne peut promouvoir la recherche dans le domaine des agrocarburants, puisque le plan ne nécessite pas de remplacer ceux de première génération. Le gouvernement continue de s'inscrire dans sa "politique du pire" scientifique, sous prétexte de contraintes budgétaires. La faiblesse de l'investissement dans la recherche conduit pourtant à &lt;span style="font-weight: bold;"&gt;aggraver le retard de la France dans les systèmes de production liés aux énergies renouvelables&lt;/span&gt;, comme l'a souligné un récent rapport de l'Inspection générale des Finances concernant le photovoltaïque.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;sans recherche, pas d'entreprise innovante dans les agrocarburants de deuxième et troisième génération ; pas de création d'entreprise, pas de création d'emploi, pas de formation des travailleurs pour "changer de monde".&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;       Constat consternant, comme d'habitude, sur la politique environnementale d'un gouvernement qui n'a toujours pas compris qu'environnement, économie et société sont indéfectiblement liés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-2829084440682342174?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/2829084440682342174/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=2829084440682342174' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2829084440682342174'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2829084440682342174'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2010/09/non-exercice-de-democratie-services-des.html' title='Non-exercice de démocratie : services des ministères et gouvernement'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-8115018695848262973</id><published>2010-09-09T07:00:00.000-07:00</published><updated>2010-09-09T07:01:56.069-07:00</updated><title type='text'>Coût de l'énergie photovoltaïque et choix gouvernementaux</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;         Le gouvernement a décidé de diminuer de  moitié le crédit d’impôt accordé sur les installations photovoltaïques  des particuliers. Ce dernier avait néanmoins permis un accroissement des  investissements dans le photovoltaïque.  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;          A l’origine de cette décision, un rapport  récent de l’Inspection Générale des Finances, selon lequel le  photovoltaïque représente un « risque financier majeur » :&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;coût élevé de la production (200 euros par MWh, contre 70 pour l’éolien terrestre et 60 pour l’hydroélectricité&lt;/li&gt;&lt;li&gt;niches fiscales &lt;ul&gt;&lt;li&gt; crédit d’impôt développement durable : 350 Meuros en 2009&lt;/li&gt;&lt;li&gt;défiscalisation de 75% de l’impôt sur la fortune en cas  d’investissement dans les PME dont l’activité porte sur des produits  liés à un mécanisme d’obligation d’achat&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;développement insuffisant de la filière en France pour la production  d’équipement, qui conduit à aggraver le déficit de la balance  commerciale de 800 millions d’euros en 2009 (soit 2% du déficit  commercial)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;coût du rachat par EDF payé par le consommateur, par le biais de la Contribution au service public de l’électricité.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;"&gt; &lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;Le rapport propose plusieurs pistes pour diminuer ces coûts&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;ul style="text-align: justify;"&gt;&lt;li&gt;positionner les entreprises françaises sur le secteur, au vu de  son potentiel en France et dans le monde, notamment en aidant à la mise  en réseau des PME du secteur&lt;/li&gt;&lt;li&gt;prévoir un plan d’action global, avec des outils de régulation et  une stratégie industrielle, en même temps qu’une baisse des tarifs&lt;/li&gt;&lt;li&gt;supprimer le bénéfice du crédit d’impôt et sortir la filière  photovoltaïque du dispositif ISF-PME, en tenant compte des projets mise  en place depuis 2009 pour pouvoir ajuster la baisse des tarifs&lt;/li&gt;&lt;li&gt;revoir les objectifs quantitatifs en fonction des objectifs globaux  en matière d’énergies renouvelables à l’horizon 2020, en tenant compte  des progrès techniques de ces prochaines années qui diminueront le coût  de production&lt;/li&gt;&lt;li&gt;privilégier les appels d’offre pour la construction des centrales au  sol, afin d’aboutir à une programmation pluriannuelle, adaptée aux  besoins&lt;/li&gt;&lt;li&gt;promouvoir le secteur R&amp;amp;D dans le secteur photovoltaïque pour les filières de 2&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; et 3&lt;sup&gt;ème&lt;/sup&gt; générations.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;           Ces propositions ne posent pas la question centrale  (et première) sur l’insertion de la production photovoltaïque dans le  réseau énergétique national : s’agit-il d’une production à visée locale  ou nationale ? le particulier qui produit de l’électricité doit-il  produire pour lui et vendre son surplus, ou pour constituer un maillon  de production de la chaîne énergétique de façon à réduire la  centralisation de cette production ?&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;         Elles constituent néanmoins une réponse globale aux  problèmes de coûts posés par le photovoltaïque, en intégrant les  aspects sociaux (coût élevé de cette énergie pour le consommateur à  travers la CSPE) et économiques (absence de filière française, ce qui a  également des conséquences en terme d’emplois).&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;         On ne peut donc que déplorer le choix fait par le  gouvernement à la réception de ce rapport : au lieux d’annoncer une  stratégie globale sur le photovoltaïque permettant à moyen terme un  redressement de la balance commerciale dans le secteur, une augmentation  des crédits recherches ou même une orientation d’OSEO vers une mise en  réseau des PME du secteur (ce qui ne coûterait pas bien cher), la seule  proposition retenue a été la baisse des tarifs et la remise en cause du  crédit d’impôt développement durable.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;         Du point de vue budgétaire, le rapport de l’IGF  avançait pourtant deux pistes conjointes : l’annulation du crédit  d’impôt ET la fin du dispositif ISF-PME pour la filière.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;         Or le gouvernement a choisi de ne pas remettre en  cause ce dispositif. Il est vrai que le rapport ne donne pas de chiffre  sur le coût de ce dispositif. Mais celui qui est donné pour le crédit  d’impôt implique une baisse des dépenses de l’Etat de… 175 millions  d’euros. C’est déjà ça de gagné, mais ce n’est franchement pas  grand-chose. Le dispositif ISF-PME, lui, permet un retour sur  investissement de 35%. Mais, évidemment, le remettre en cause risquerait  de froisser l’électorat potentiel de M. Sarkozy.&lt;/p&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;  &lt;/div&gt;&lt;p style="text-align: justify;" class="MsoNormal"&gt;         Tandis qu’afficher clairement la fin du crédit  d’impôt développement durable, c’est tellement dans l’air du temps  gouvernemental…&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-8115018695848262973?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/8115018695848262973/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=8115018695848262973' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8115018695848262973'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8115018695848262973'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2010/09/cout-de-lenergie-photovoltaique-et.html' title='Coût de l&apos;énergie photovoltaïque et choix gouvernementaux'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-3220916070483496195</id><published>2010-09-09T00:35:00.000-07:00</published><updated>2010-09-09T00:54:19.864-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='pétrole'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Algériehttp://www.blogger.com/img/blank.gif'/><title type='text'>Desertec déserté</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le projet &lt;a class="liens" href="http://www.desertec.org/" onclick="window.open(this.href,'_blank');return false;"&gt;Desertec&lt;/a&gt; vient de prendre son premier plomb dans l'aile : la défection de l'Algérie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Desertec est un projet à première vue louable de production photovoltaïque à grande échelle dans des pays où l'énergie solaire est particulièrement abondante : les pays sud de la Méditerranée.&lt;br /&gt;Néanmoins, il ne fait que reproduire le schéma ancien de dissociation entre production et consommation, puisque, dirigé par des firmes européennes, il vise à produire de l'énergie au sud pour fournir le nord, à savoir les pays de l'Union européenne. Rien n'a été précisé jusqu'à présent sur les transferts de technologie aux pays d'accueil, sur leur droit à consommer l'énergie solaire produite sur leur sol etc. Se conjugue avec ce projet une inégalité dans l'attribution des ressources produites et un risque géopolitique semblable à ceux que crée la production pétrolière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd'hui, on apprend que l'Algérie aurait décidé de renoncer à participer au projet. "&lt;em&gt;La décision  de l'Algérie a été un coup dur pour le reste des pays partenaires qui  ont perçu cette décision comme une mauvaise nouvelle&lt;/em&gt;» précise le quotidien émirati &lt;span style="font-style: italic;"&gt;The National&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Ils étaient pourtant prévenus : en 2010, le ministre de l'Energie et des Mines algérien, Youcef Yousfi, avait déclaré que l'Algérie comptait donner naissance à un projet plus important que Desertec, dont la nature n'a pas encore été précisée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec de la chance (et de la jugeote), l'Algérie aura décidé d'utiliser ses ressources solaires d'abord pour elle, en anticipant le &lt;span style="font-style: italic;"&gt;peak oil &lt;/span&gt;qui lui sera forcément préjudiciable, mais aussi en palliant les défauts de sa production d'hydrocarbures. En effet, l'Algérie produit l'un des pétroles les plus chers au monde ; avec une production de 1,7 millions de barils par jour, la durée de vie des réserves est estimée à trente ans. L'Algérie a fait le choix de ne pas intensifier sa production, afin de bénéficier de ce délai ; elle revend principalement son pétrole aux Etats-Unis, mais aussi aux pays asiatiques dont la demande augmente.&lt;br /&gt;Une stratégie de production solaire pour les besoins locaux (et régionaux) et de production pétrolière à l'échelle mondiale lui permettrait par conséquent de tirer un plein profit de toutes ses ressources, à moyen terme. Pour savoir si tel a été le choix du pays, il convient néanmoins d'attendre les détails du nouveau projet algérien.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-3220916070483496195?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/3220916070483496195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=3220916070483496195' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/3220916070483496195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/3220916070483496195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2010/09/desertec-deserte.html' title='Desertec déserté'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-4997955021838018902</id><published>2009-06-20T14:11:00.000-07:00</published><updated>2009-06-20T14:21:29.563-07:00</updated><title type='text'>Twitter, nouvelle agora ?</title><content type='html'>Twitter par ci, twitter par là… J'ai décidé d'y aller il y a quelques semaines. Difficile au départ de trouver des tweets intéressants. Heureusement il y a la recherche par mots-clés ; les renvois à d'autres twitters ; les institutions qui twittent.&lt;div&gt;Et puis il y eu les événements de Téhéran, les journaux qui titrent sur twitter comme nouveau moyen d'information. Donc, cet après-midi, j'ai cherché des tweets sur la manifestation. ça pleuvait comme à Gravelotte. J'avais à peine fini d'en lire trois que le site m'annonçait qu'une dizaine était arrivée. Souvent répétitifs (puisqu'on cite les autres…). Puis informatifs.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le problème du tweet, c'est qu'on ne sait pas qui l'envoie. Les bons, les méchants. Qu'est-ce qui tient de l'info, qu'est-ce qui tient de l'intox. Par exemple, l'acide répandu sur la foule ; j'ai lu ça vers 17h00, puis à 22h ça réapparaît comme étant une info Fox. Mais quand je cherche sur des sites d'info français, je ne trouve rien. Alors quoi, le réseau fonctionne mal ? Nos journalistes ne sont pas branchés ? Ou bien ils cherchent à recouper l'information et n'y parviennent pas ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Car là est bien l'écueil de twitter : comment recouper des infos qui se citent en bouclent ? Comment faire le tri, comment évaluer l'origine de chaque tweet ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Certes, Twitter devient un formidable espace public. Ce serait comme une agora géante où la parole serait limitée à quelques secondes. Mais quelques secondes ne suffisent pas à formuler une pensée. Un haiku, peut-être. Cependant c'est un art difficile, inaccessible à beaucoup d'entre nous. Quant à être une agora informative, l'avalanche de tweets sur un événement précis empêche tout usage de la pensée, tellement on est obnubilé par la lecture, la remise à jour chaque minute.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il faudra bien pourtant apprendre à s'en servir raisonnablement, dans l'urgence mais aussi hors de l'urgence.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-4997955021838018902?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/4997955021838018902/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=4997955021838018902' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/4997955021838018902'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/4997955021838018902'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2009/06/twitter-nouvelle-agora.html' title='Twitter, nouvelle agora ?'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5100460199577554570</id><published>2009-04-20T02:59:00.000-07:00</published><updated>2009-04-20T03:25:06.539-07:00</updated><title type='text'>Le marché des pauvres</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ma grande découverte du week-end a été l'ouvrage d'Emmanuel Wallerstein, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.revue-interrogations.org/article.php?article=140"&gt;Comprendre le monde&lt;/a&gt; &lt;/span&gt;(La Découverte, 2004-2009). D'accord, d'accord, il est déjà tard pour le découvrir, mais mieux vaut tard que jamais.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Désireuse de dépoussiérer quelque peu les piles de revues et de journaux qui encombrent mon appartement, je feuillette rapidement Le Monde 2 du week-end. Et je tombe sur un article concernant les marchés sauvages de Paris : ces marchés où l'on vend des objets de récup tirés des poubelles, pour ceux qui n'ont pas les moyens d'acheter pendant le premier round.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'article présente quelques parcours de ces vendeurs à la sauvette : perte d'emploi ; volonté d'échapper à la mendicité… Ces chiffonniers des temps modernes sont hors-la-loi, hors-la-société : ils occupent "illégalement" la chaussée ; ils provoquent des nuisances selon les riverains.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pour l'instant, la mairie de Paris refuse les marchés de la misère. Sauf à créer un "marché solidaire", Porte-Montmartre. Contrôler les contre-façons. Eviter le recel. Normaliser. La création de ce marché entraînera une répression plus grande pour les autres, ceux qui n'auront pas eu l'autorisation d'y proposer leurs "prises".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Leurs "prises", parlons-en. Elles exposent dans un raccourci tragique notre surconsommation : nourriture périmée ramassée dans les poubelles des supérettes ; consoles de jeux vidéos ou montres trouvés dans les poubelles de Neuilly.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourquoi ne pas transformer ces marchés en oeuvres d'art ? Après tout, l'exposition &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.mep-fr.org/expo_1.htm"&gt;Trash&lt;/a&gt;&lt;/span&gt; montrait des poubelles de stars ; ces marchés exposent les poubelles des consommateurs de tous milieux, stars malgré eux. Ils constituent des témoins à charge contre une société de surconsommation qui oblige les uns à payer pour obtenir les poubelles des autres.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel est le rapport avec Immanuel Wallerstein ? Dans sa définition des sources de revenus, Wallerstein définit le "revenu de production marchande simple", qu'il présente comme un mode de revenu "très répandu dans les zones les plus pauvres de l'économie-monde", mais présent aussi, sous-une forme free-lance, dans les autres régions. Les vendeurs à la sauvette, free-lance de la consommation de masse. Un moyen d'échapper au prolétariat… Mais à quel prix, tant qu'aucune reconnaissance (politique, humaine) ne viendra apprécier leur statut de recycleurs et d'empêcheurs de gaspillage ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5100460199577554570?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5100460199577554570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5100460199577554570' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5100460199577554570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5100460199577554570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2009/04/le-marche-des-pauvres.html' title='Le marché des pauvres'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5386715042273298059</id><published>2009-04-04T01:05:00.000-07:00</published><updated>2009-04-04T01:24:27.850-07:00</updated><title type='text'>Culture et démocratie</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Ce week-end, Le Monde publie son supplément montre camouflé : six ou sept pages de montres seulement. Et deux articles intéressant : une interview d'Elisabeth Badinter, intelligence gracieusement incarnée, et un texte de Cees Nooteboom. Je ne connaissait pas Cees Nooteboom, mais je vais sans doute m'y intéresser de plus près.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Un émerveillement pour le bol. Sur deux colonnes. Juste une partie du texte, mais quelle lumière dans cette partie ! Un bol, rien de plus bête. Et pourtant, le bol est culturel par essence, inspiré par on ne sait quel bout de nature (un coquillage, une main creusée). Le stade suivant est la cruche. Plus élaborée, elle est d'abord faite pour contenir autre chose que de l'eau : une production humaine. Elle est donc plus "culturelle" encore que le bol.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Non, Nooteboom ne fait pas un inventaire de tous les contenants inventés par l'homme. Il sort du musée archéologique où il nous avait entraînés pour nous conduire dans les musées, devant les toiles. Et s'interroge sur cette évolution : "si la majorité des contemporains ne se reconnaissent plus dans les images qui faisaient autrefois partie de notre patrimoine commun, si les scènes bibliques des tableaux de Rembrandt deviennent invisibles parce que presque plus personne ne sait ce qui y est représenté, nous sommes alors devenus nos propres Japonais." Nooteboom n'a rien contre les Japonais. Il prend leur exemple parce qu'un Japonais, extérieur à la culture occidentale, ne peut pas plus comprendre ce que représente un Christ en croix qu'il ne peut appréhender la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Ronde de nuit&lt;/span&gt; de Rembrandt (purement historique), ou sa gravure représentant la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Chute de l'homme&lt;/span&gt;. Et Nooteboom constate que, en Occident-même, de plus en plus rares sont ceux qui savent lire ces tableaux, qui connaissent l'épisode auquel il est fait allusion.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Cet article arrive à point nommé dans la polémique concernant la culture générale comme facteur discriminant dans les concours, qui doit donc être supprimée. Culture élitiste, dira-t-on. Mais Nooteboom rappelle avec raison qu'au Moyen-Âge, le moindre paysan savait lire les chapiteaux d'églises. Non parce qu'il était cultivé. Mais parce qu'il connaissait l'histoire qui se cachait derrière. Parce que ces histoires se racontaient à la veillée, en famille, ou entre familles. Parce qu'elles étaient rappelées le dimanche lors de ce rassemblement que l'on nommait la messe (il paraît qu'il y en a encore de nos jours…). Parce qu'elles constituaient un fond commun dans lequel n'importe quel individu baignait constamment.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Aujourd'hui, l'ouverture sur le monde permet de connaître d'autres cultures. Aussi superficiellement que l'on connaît la sienne. Le Japonais enfin instruit de la chute d'Adam après avoir rencontré un bon guide de musée connaît-il pour autant l'histoire de la déesse japonaise Kannon qui, en Inde, a été un homme ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     A qui s'adressent à présent les histoires de notre passé ? Faut-il les artificialiser pour les apprendre, comme une leçon fastidieuse, à des écoliers qui n'en voient pas l'utilité ? Et la grande majorité de l'art occidental (mais aussi de la littérature) doit-elle devenir un nuage opaque, sauf aux yeux de quelques élus ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Le partage de la culture, celui des mythes fondateurs, par tous les supports possibles n'est-il pas plus enrichissant que l'abolition pure et simple d'épreuves permettant à chacun de mobiliser ce qu'il sait du monde qui l'entoure ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Supprimer les épreuves de "culture générale" dans les concours (ou les questions de culture générale lors des entretiens d'embauche) peut passer pour une démocratisation. Mais c'est surtout une preuve de l'échec de notre monde (et pas seulement occidental) à transmettre ses propres fondements.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5386715042273298059?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5386715042273298059/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5386715042273298059' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5386715042273298059'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5386715042273298059'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2009/04/culture-et-democratie.html' title='Culture et démocratie'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-8954742355971960507</id><published>2009-03-20T14:38:00.000-07:00</published><updated>2009-03-20T14:47:44.530-07:00</updated><title type='text'>Du climat comme créateur d'identité</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Gilles Berhault est l’auteur d’un ouvrage intitulé Développement Durable 2.0, qui présente les nouvelles technologies de l’information et de la communication comme des alliées indispensables du développement durable grâce aux nouvelles manières de travailler qu’elles permettent et aux nouveaux comportements qu’elles induisent.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Ses positions sont très clairement expliquées dans un &lt;a href="http://www.cleantechrepublic.com/2009/02/05/la-dimension-collaborative-de-l%E2%80%99internet-20-au-secours-de-la-planete/"&gt;post du site Cleantech Republic.&lt;/a&gt; Ses analyses sont plus que pertinentes : économie fondée sur les relations interpersonnelles, nouveaux modèles de production fondés sur la collaboration (les logiciels libres en sont la meilleure illustration). Les questions qu’il pose sont justes et indispensables : sommes-nous prêts ? fournissons-nous aux adultes de demain la formation adéquate ? comment envisageons-nous le recyclage des déchets liés à ces nouvelles technologies ? quelle gouvernance adopter pour gérer un monde en interconnexion immatérielle ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Néanmoins, il est un point de l’exposé de Gilles Berhault qui me pose problème :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;« Pour la première fois, l’ensemble de l’humanité a un ennemi commun, le climat, et une capacité : agir ensemble à l’échelle de la planète ».&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Le climat serait notre ennemi ? Depuis quand le climat est-il un sujet à part entière, une entité mauvaise qui permettrait de ressouder la communauté humaine ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     La désignation d’un ennemi commun est d’usage politique : face à un groupe qui tend à se désunir, susciter un adversaire permet de redonner une cohésion, parce qu’il crée une identité commune contre l’autre. Les empires, les nations ont toujours utilisé ce procédé, moteur des relations internationales. En 1906, William James proposait, pour mobiliser tous les citoyens dans la défense de la patrie, de faire la guerre contre la nature, en l’absence d’ennemi identifiable. Aujourd’hui, l’ennemi serait le climat, qui permettrait aux hommes de se mobiliser ensemble ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     N’est-ce pas se tromper de coupable ? Si le climat se modifie, est-ce de sa propre « volonté » ? L’ennemi à combattre est bien plutôt le comportement des hommes. S’il y a bien une mobilisation à décréter, elle ne doit pas se faire contre le climat mais contre les causes de ses modifications. Il ne s'agit pas de mener une guerre contre un ennemi invisible, mais bien de modérer nos propres excès. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Il y a quelques semaines, Henri Sztulman publiait dans le monde une analyse intitulée « dépression financière et malaise psychique » (en archive au &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Monde&lt;/span&gt;). Il y décrivait l’homme post-moderne comme « anonyme, interchangeable et solitaire », par manque d’identifications, sans lesquelles « il ne peut y avoir de construction durable de l’identité ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;« Si je ne peux me bâtir au sein d’une réalité qui tout à la fois se dérobe et m’échappe, je ne suis pas en mesure d’en saisir le principe et de me l’approprier ; il ne me reste que le plaisir, la jouissance illusoire, dangereuse, mortelle, du « tout, tout de suite », si bien exploitée par les techniques marchandes et la virtualisation des transactions ».&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Cette analyse, dont l’angle est si différent de celle de Gilles Berhault (la virtualisation dénoncée par H. Sztulman ne renvoie-t-elle pas également aux relations humaines établies par les TIC ?), présuppose un même point de départ : la difficulté de se construire une identité. Pour l’un, cette difficulté induit des comportements régressifs ; pour l’autre, la nécessité d’entrer en lutte contre un ennemi aussi « immatériel » que les moyens de la lutte.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Plutôt que de faire la guerre au climat, ne serait-il pas plus sage d’en revenir aux « fondamentaux » qu’énumère H. Sztulman : « l’homme, ses origines, son destin, sa finitude, la dérisoire précarité de sa traversée en même temps que la certitude de son sens » ? Car la finitude humaine est un reflet de la finitude du monde dans lequel l'homme vit. En prendre conscience est déjà un acte créateur d'identité, qui ne conduit pas à lutter contre les conséquences des actions humaines, mais contre ces actions elles-mêmes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-8954742355971960507?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/8954742355971960507/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=8954742355971960507' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8954742355971960507'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8954742355971960507'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2009/03/du-climat-comme-createur-didentite.html' title='Du climat comme créateur d&apos;identité'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-2247526820055650930</id><published>2009-02-25T12:32:00.000-08:00</published><updated>2009-02-25T12:45:46.392-08:00</updated><title type='text'>La riposte graduée et l'agora</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La loi Création et internet qui sera bientôt discutée à l'Assemblée Nationale après avoir été adoptée en première lecture par le Sénat n'a d'équivalent qu'en Nouvelle-Zélande. Parmi nos partenaires européens, seule l'Autriche a été intéressée, mais les autres pays ont rejeté un projet qui priverait des ménages d'accès à internet sans procès. Quant à la CNIL, elle a rendu sur ce texte un avis défavorable en novembre dernier.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-on encore appeler démocratie un pays qui dresse une liste de sites autorisés pour les accès publics au réseau internet ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Peut-on encore appeler démocratie un pays qui prive ses citoyens&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- de l'accès à ses administrations&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- de l'accès à des portails d'étude&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- de l'accès à un lieu d'échange et de débat politique&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- de l'accès à un lieu de construction des savoirs et des techniques&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;sans qu'une juridiction ne déclare l'accusé coupable, et tout en le condamnant à une peine financière puisque, bien que ne pouvant plus se connecter à internet, il continuera à payer son abonnement ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En conséquence, la Quadrature du Net a décidé de procéder à un black-out du net, à l'image des Néo-zélandais qui ont ainsi obtenu que la loi ne soit pas votée.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'où les bandeaux qui ornent désormais ce blog.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-2247526820055650930?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/2247526820055650930/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=2247526820055650930' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2247526820055650930'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2247526820055650930'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2009/02/la-riposte-graduee-et-lagora.html' title='La riposte graduée et l&apos;agora'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-2808136715574735670</id><published>2009-02-22T07:05:00.001-08:00</published><updated>2009-02-22T08:05:08.565-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='performance'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='intégration'/><title type='text'>Immigration et performance intégrative</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Le budget du ministère de l'immigration, de l'intégration, de l'identité nationale et du développement solidaire consacré à l'intégration est passé de 195 millions d'euros en 2008 à 78 millions d'euros dans la loi de finances 2009. C'est dire l'importance que Brice Hortefeux accordait à cet aspect de sa charge. Se consacrant aux procédures de reconduite à la frontière, l'ancien ministre a surtout cherché à atteindre les objectifs de performance attribués à sa ligne budgétaire : faire du chiffre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Aujourd'hui, la politique d'intégration semble se résumer à l'attribution du Contrat d'Accueil et d'intégration, qui valide l'acquisition de la langue française et des valeurs de la République. Des valeurs quantifiables par des séries de tests, mais qui ne permettent pas d'évaluer l'intégration des populations immigrées une fois le CAI obtenu. Une politique qui s'intéresse aux nouveaux migrants uniquement et ne s'occupe plus de ceux qui sont déjà là mais connaissent des difficultés pour accomplir toutes leurs démarches.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     De multiples transformations ont été proposées dans la loi de finances 2009 : &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- l'action "Intégration et lutte contre les discriminations" est devenue "Intégration et accès à la nationalité française" &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- l'Agence nationale de l'accueil des étrangers et des migrations, créée en 2005, voit son budget passer de 44 à 15 millions d'euros, et l'Agence pour la cohésion sociale et l'égalité des chances a vu ses attributions redirigées vers la politique de la Ville. L'ANAEM devrait néanmoins bénéficier de taxes et redevances spécifiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- l'acquisition de compétences linguistiques sera désormais du domaine de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII), qui devrait voir le jour dans le premier semestre 2009. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le &lt;a href="http://www.senat.fr/rap/a08-104-11/a08-104-1111.html"&gt;rapport du Sénat sur la loi de finances 2009&lt;/a&gt; concernant ce budget souligne les difficultés à venir :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote style="text-align: justify;"&gt;L'augmentation de la demande d'asile combinée à une stabilisation, voire un allongement des délais d'examen des demandes entraîne mécaniquement un alourdissement du coût global de la prise en charge des demandeurs d'asile.&lt;br /&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'exécution budgétaire sur 2008 montre d'ores et déjà que les dotations relatives à l'hébergement d'urgence et à l'allocation temporaire d'attente sont insuffisantes, le décret d'avance n° 2008-1089 du 24 octobre 2008 ayant ouvert 36 millions d'euros de crédits supplémentaires. Or, les crédits prévisionnels pour 2009 sont de 60 millions d'euros, soit 2,5 millions d'euros de moins qu'en loi de finances initiale pour 2008.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si la hausse des demandes d'asile se poursuivait, les crédits pour 2009 seraient sous dotés dans des proportions encore plus importantes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La loi de finances pour 2009 a déjà prévu que les demandeurs d'asile qui feraient une demande de réexamen après un rejet de leur première demande seraient exclus du bénéfice de l'allocation temporaire d'attente.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Sur quoi le gouvernement compte-t-il faire des économies la prochaine fois ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La politique d'immigration est conçue dans le droit fil de la réforme des politiques publiques, fondée sur la performance. Or la performance se déduit d'indicateurs chiffrés : diminution des délais de traitement des affaires ; nombre de reconduites à la frontière ; nombre de certificats attribués… Elaborer des indicateurs permettant d'estimer l'intégration n'est pas impossible : nombre de familles aidées pour telle ou telle procédure et estimation du bénéfice que ces familles en ont retiré (délai des procédures à comparer avec les délais de familles non aidées…) ; nombre d'enfants scolarisés ayant bénéficié d'un soutien et conséquences sur leurs résultats scolaires ; nombre d'opérations interculturelles réalisées… Mais ces indicateurs sont plus difficiles à construire, parce qu'ils prennent en compte des facteurs humains et pas seulement statistiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C'est toute la différence entre évaluer une performance et évaluer la qualité d'un service. La première est souvent fonction de la rapidité du service, et décider des critères d'évaluation prend peu de temps. La qualité est plus difficile à appréhender, elle nécessite du temps dans son effectivité et dans la création des critères permettant de l'évaluer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Du temps, c'est ce que les politiques actuelles ne nous donnent plus. Le culte de la performance efface la notion qualitative, malgré tous les discours qui enrobent la révision générale des politiques publiques. Au détriment de l'intégration de milliers d'individus, qui ne peuvent trouver une place dans la société française par le seul apprentissage de la langue.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-2808136715574735670?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/2808136715574735670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=2808136715574735670' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2808136715574735670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2808136715574735670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2009/02/immigration-et-performance-integrative.html' title='Immigration et performance intégrative'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-8975371630040481379</id><published>2009-02-03T03:38:00.000-08:00</published><updated>2009-02-03T04:02:48.275-08:00</updated><title type='text'>Socio-éco2</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un nouveau Repère des éditions La Découverte vient de sortir, sur &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;L'empreinte écologique&lt;/span&gt; (A. Boutaud et N. Gondran). H. Kempf en fait la critique dans &lt;a href="http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/01/31/depasser-la-dictature-du-pib_1149088_0.html"&gt;Le Monde&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quoi que l'on pense de l'empreinte écologique (argument valable, constat horrifiant ou moyen de pression totalitaro-écologique), la parution de l'ouvrage ne peut pas laisser indifférent au moment où plusieurs plans de relance économique fondent une partie de leurs actions sur la croissance verte.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Croissance et empreinte écologique vont-elles de pair ? Si nous voulons réduire une empreinte écologique devenue trop lourde par rapport aux capacités naturelles, pouvons-nous continuer à entretenir notre désir de croissance ? La croissance verte n'est-elle pas un argument de vente, plus "propre" que ce que nous avons connu jusqu'à présent, mais tout aussi destructeur pour notre environnement ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Exemples : les cellules photovoltaïques contiennent des gaz bien plus dangereux que le CO2 ; la voiture électrique va nécessiter une production accrue d'électricité, n'implique-t-elle pas automatiquement, pour que cette électricité soit propre (sans émission de CO2) et en quantité suffisante, une augmentation du nombre de centrales nucléaires ? La dématérialisation qui économise du papier par l'usage accru des supports numériques multiplie également les dépenses énergétiques, la construction d'ordinateurs intégrant des composantes nocives pour l'environnement. Etc, etc.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Comme le rappellent les auteurs de l'ouvrage, la prise en compte de l'environnement a pour conséquence de penser les indicateurs différemment. Le PIB fonctionne très bien dans une perspective productiviste. Pas dans la perspective d'une protection des écosystèmes. Il faut donc intégrer d'autres données au calcul de développement. L'empreinte écologique pourrait constituer non pas un indicateur, mais un outil intégrable à un nouvel indicateur. Sur lequel bien des économistes travaillent actuellement.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais tout cela me pose des problèmes philologiques : que veut-on signifier par "croissance" et par "développement" ? On "croît" vers quoi ? On se développe pour atteindre quoi ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La croissance est nécessaire pour "soutenir l'emploi" et assurer les redistributions sociales de l'État. Ouh là, le problème se complique. L'État ne serait qu'un redistributeur social s'appuyant sur l'activité économique générée par d'autres que lui pour permettre à tous de bénéficier du "développement". L'État comme garant des droits sociaux, quoi. Evolution constatée par Habermas, par exemple. Et le citoyen dans tout ça ? Ses droits se limitent-ils aux "droits fondamentaux de deuxième génération", c'est-à-dire aux droits socio-économiques (oublions les droits civiques et politiques, ils paraissent tellement dépassés chez nous) ? Mais non, il y a des droits fondamentaux de troisième génération : le droit au bien-être (mais oui, vous savez bien, l'écran plasma, l'IPod, les jeux en ligne, la machine à laver qui fait sèche-linge et bientôt four micro-onde, les écrans publicitaires qui vous envoient des sms pour acheter le dernier album du chanteur dont vous avez quatre tubes dans votre téléphone portable, le bien-être, quoi), à un environnement sain…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais tout cela est-il bien conciliable ? Ne faut-il pas se demander&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- comment faire accéder les populations des pays émergents, mais aussi l'ensemble des populations des pays développés, à un bien-être qui ne soit pas forcément consumériste ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- comment concilier l'accès au bien-être et la protection environnementale ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- quelles technologies développer pour y accéder ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bref, revoir nos principes économiques dans une perspective socio-écolo-économique. Socio-éco2, quoi !&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-8975371630040481379?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/8975371630040481379/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=8975371630040481379' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8975371630040481379'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8975371630040481379'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2009/02/socio-eco2.html' title='Socio-éco2'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-8737515152829127446</id><published>2009-02-01T06:59:00.000-08:00</published><updated>2009-02-01T07:29:17.771-08:00</updated><title type='text'>Lecture, culture et citoyenneté</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Dans &lt;a href="http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/01/30/daniele-sallenave-les-jeunes-ne-lisent-pas-les-adultes-non-plus_1148603_0.html"&gt;le Monde daté du 31 janvier,&lt;/a&gt; la romancière Danièle Sallenave témoigne de son expérience dans un collège de Toulon : elle est allée à la rencontre d'élèves de quartiers défavorisés, pour leur parler de littérature.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Le constat qu'elle tire de cette expérience est démoralisant : si les enfants ne lisent plus, c'est qu'il est devenu politiquement incorrect de lire. Ou plutôt, c'est que le discours politique fait de la lecture une activité soit inutile, soit dangereuse. Pour la droite, les livres sont suspects, d'où un discours dénigrant la littérature (c'est le fameux épisode de &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;La princesse de Clèves&lt;/span&gt; inutile pour un postier). Dans cette optique, la littérature n'est pas rentable, elle ne permet pas d'améliorer les performances (ni du postier, ni du haut fonctionnaire, sans doute). Pour la gauche, la littérature est l'apanage des héritiers, au sens bourdieusien : seules les élites auraient accès à la littérature, moyen de distinction par rapport aux classes populaires.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     On voit rapidement les limites de ces deux raisonnements : selon le premier, le sens critique et le recul que donnent la littérature ne font pas partie du culte de la concurrence et de l'efficacité pratique, parce que, justement, ils impliquent de prendre du temps et de remettre en cause les actions quotidiennes. Le second raisonnement tombe dans un cercle vicieux : puisque la grande littérature est réservée aux élites, elle serait fermée d'office aux autres ; mais si personne ne l'offre à ceux qui n'appartiennent pas à l'élite, comment casser le schéma de reproduction sociale ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Selon D. Sallenave, la vraie question est "comment transmettre le meilleur au plus grand nombre" ? Surtout dans une société qui n'accorde plus de valeur à la langue, au passé, à la transmission. Et qui supprime ainsi la chance de découvrir un autre monde que le sien en tournant quelques pages. Des pages qui ne sont "réservées" à personne, mais qui sont tellement différentes de ce que nous offrent les messages publicitaires et la propension à consommer. Ne plus accorder de valeur à la transmission (que l'on songe au dénigrement dont font l'objet les enseignants, à la réforme prévue de leur formation qui affaiblira encore leur niveau de connaissance et de formation initiale), c'est également réduire la solidarité nationale, le lien entre les générations et entre les groupes sociaux.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     "Gagner beaucoup d'argent, dominer l'autre, lui marcher sur le ventre pour arriver, s'abrutir de football et de jeux télévisés, cela ne peut pas être le but d'une vie, et lui donner son sens". Restaurer le sens de la lecture, c'est également restaurer la solidarité.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parce qu'en suscitant l'envie de lire chez des enfants non seulement issus des milieux populaires, mais également de tous les milieux, on leur offre d'autres modèles que ceux qu'ils ont habituellement sous les yeux. Parce que la lecture peut également être orale, partagée, et qu'elle crée des instants de communion profonde. Parce qu'un livre, deux livres, dix livres, sont autant de visions du monde différentes, qui ouvrent l'esprit aux autres, et permettent également de faire croître son esprit critique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Il fut un temps où la censure s'exerçait durement sur les livres, où l'on brûlait ceux qui étaient considérés comme trop libres, parce qu'ils remettaient en question la domination "naturelle" des élites. Aujourd'hui, on brûle encore des livres, mais pas en Occident. En Occident, on préfère dire qu'ils n'ont pas d'intérêt. Une nouvelle forme d'autodafé qui fort heureusement n'empêche pas les gens de lire. Mais qui n'incite pas à lire ceux qui n'ont pas l'habitude du geste.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En ces temps de "désobéissance civile", offrir un livre à quelqu'un qui n'en a pas l'habitude est en passe de devenir un acte contestataire. Il n'est pas bien difficile à faire. Et il pourrait bien être un moyen de revitaliser la démocratie contre l'oligarchie marchande.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-8737515152829127446?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/8737515152829127446/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=8737515152829127446' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8737515152829127446'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8737515152829127446'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2009/02/lecture-culture-et-citoyennete.html' title='Lecture, culture et citoyenneté'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5801648874387800112</id><published>2008-12-13T01:38:00.000-08:00</published><updated>2008-12-13T02:08:58.335-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Europe'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='parlement'/><title type='text'>Une nouvelle dimension de la citoyenneté : Europe et environnement</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans quelques mois, le citoyen européen pourra plus encore qu'aujourd'hui jouer un rôle à l'échelle multinationale :&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- en votant pour un Parlement dont les pouvoirs s'accroissent : depuis la motion de censure jusqu'à la co-décision, en passant par le droit de pétition et d'enquête, le droit d'amendement sur les dépenses non-obligatoires, la concertation ou la coopération, le Parlement européen détient aujourd'hui une puissance d'action que les citoyens européens ne devraient pas négliger.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;- en profitant des avancées du traité de Lisbonne, qui permettra aux parlements nationaux d'engager un contrôle juridictionnel sur les actions de l'Union et qui prévoit un droit d'initiative populaire.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aussi il serait bon de s'intéresser dès aujourd'hui aux orientations prévues de la politique européenne, car la mise en oeuvre de ces prévisions se fera au moment où, justement, les citoyens européens auront davantage de marge d'action dans l'Union.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Parmi ces orientations, celles prévues par le rapport consacré à la mise en oeuvre de la stratégie européenne de sécurité ne manquent pas d'intérêt. Le rapport prévoit une "redéfinition de l'ordre multilatéral". Un choix diplomatique issu de la fin du monde bipolaire, effacé en même temps que la guerre froide, et qui ne s'accommode pas de l'idée de civilisation universelle. L'ordre multilatéral implique, au moins en partie, de respecter la diversité humaine et culturelle. En ces temps de centenaire de Claude Levi-Strauss, cela semble logique… Néanmoins, dans cet ordre multipolaire, l'action de l'Union doit se rapprocher, d'après le rapport, de l'action des États-Unis : l'Occident contre tous les autres ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Le changement de présidence et les orientations proposées par B. Obama vont (fort heureusement, pourrait-on dire) dans le sens des autres orientations proposées par le rapport : la sécurité énergétique et la cybersécurité. Alors non, dans les projets d'Obama on ne trouve pas ces termes, ce qui est logique puisque son discours n'est pas sécuritaire. Les thématiques, en revanche, sont les mêmes : utilisation des nouvelles technologies de l'information et préoccupations énergétiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Malheureusement, à la différence de la nouvelle vision américaine qui prône la recherche d'une meilleure efficacité énergétique, le rapport sur la PESC évoque la sécurisation des voies de transit des matières premières par la Turquie et l'Ukraine et l'amélioration des relations avec la Russie. Alors qu'il appartiendrait tout autant à une politique de sécurité de diminuer les flux transitant par ces pays. Ce choix reflète la position adoptée hier, concernant le plan climat : quelques avancées, certes, mais tellement faibles…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le même temps, le Programme des Nations unies pour l'environnement veut profiter de la crise pour aller vers une économie verte. Une option qui n'a pas été retenue par l'Union. Vient-on de rater le train ? Pour le citoyen européen qui voudrait influer sur ces orientations, il n'est peut-être pas trop tard : par son vote, puis (après la ratification irlandaise…) par son droit d'initiative, il pourrait peut-être pousser l'Union à être plus réaliste et moins crispée sur une vision du monde en train de se périmer.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais pour cela, les citoyens européens ne doivent pas rester isolés : ce qu'il faut mettre en place, c'est une véritable agora européenne. Pas un lieu de consultation pays par pays, comme c'est le cas actuellement sur le site de consultation européenne &lt;a href="http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/"&gt;European citizens consultation&lt;/a&gt;, qui ne permet pas, avec un même identifiant, d'aller sur les forums des différents pays.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les citoyens européens, peut-être par l'intermédiaire des partis européens, mais aussi indépendamment de ceux-ci, doivent créer une véritable "République" européenne, au sens latin du terme, la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;res publica&lt;/span&gt;, la chose publique. La construire et se l'approprier. La démocratie participative, parce qu'elle permet l'échange et la connaissance de l'autre, pourrait bien constituer la meilleure voie pour y parvenir.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5801648874387800112?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5801648874387800112/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5801648874387800112' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5801648874387800112'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5801648874387800112'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/12/une-nouvelle-dimension-de-la-citoyennet.html' title='Une nouvelle dimension de la citoyenneté : Europe et environnement'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-2556032852405361635</id><published>2008-11-22T13:26:00.000-08:00</published><updated>2008-11-22T14:02:05.018-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='lois'/><title type='text'>De ce que le législateur devrait avoir en tête lorsqu'il fait les lois</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans sa &lt;a href="http://abonnes.lemonde.fr/opinions/article/2008/11/18/le-prix-du-dimanche-par-philippe-askenazy_1120070_3232.html"&gt;Carte Blanche&lt;/a&gt; au Monde du mercredi 19 novembre, Ph. Askenazy soulevait deux arguments peu entendus dans les débats concernant l'ouverture des commerces le dimanche : le coût écologique et le surcoût à l'achat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Coût écologique de l'ouverture dominicale : les grandes surfaces et les zones commerciales couvertes qui ouvriraient le dimanche ont des consommations énergétiques énormes, entre l'éclairage, la climatisation ou le chauffage de vastes espaces constamment ouverts, la réfrigération mise à mal par l'ouverture et la fermeture des banques… Ouvrir un jour de plus dans la semaine serait augmenter ces consommations, sans compter les pollutions induites par les déplacements des clients, mais aussi des employés. Ouvrir le dimanche, c'est accroître l'empreinte écologique de la société, tout en réduisant son rapport à la nature puisque le temps pris pour aller faire les courses en famille n'est pas passé dans des activités de plein-air. Mais rien ne dit que les familles qui iront faire leurs courses avaient auparavant des activités de plein-air.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deuxième coût, l'augmentation des prix à la consommation. Aux États-Unis, les prix se sont élevés de 4% consécutivement à l'ouverture dominicale. Mais peut-être est-ce considéré comme un remède à la déflation qui guette…&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En tout cas, ces deux arguments n'ont pas été beaucoup entendus dans les débats concernant l'ouverture des commerces le dimanche. Le seul bien-être évoqué était celui du consommateur qui pourrait enfin optimiser ses choix de consommations en allant au supermarché le dimanche, avec moins de stress. Que cela augmente ses dépenses en essence ne semble pas rentrer en compte. On pourrait dire que, de toute façon, il fallait bien qu'il se rende au supermarché une fois au moins dans la semaine, alors, le dimanche ou un autre jour… Et bien non, il pourrait tout aussi bien faire les courses dans un commerce de proximité (qui, lui, n'aura pas les moyens financiers pour ouvrir tout le dimanche), ce qui permettrait au consommateur de moins dépenser en essence et de maintenir une activité commerciale près de chez lui. Le consommateur considère qu'il est moins cher d'acheter dans une grande surface plutôt que chez un petit épicier, surtout quand il a deux jours pour cela et qu'il peut aller d'un magasin à l'autre pour comparer les prix. Mais il ne prend pas en compte les coûts d'essence.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;En fait, l'une des questions essentielles (c'est le cas de le dire) de cette proposition concerne l'organisation urbaine et l'organisation de l'emploi du temps de chacun : est-il préférable de rester plus tard au travail en se disant qu'on ira faire les courses le dimanche (ou après 21h, puisque déjà la plupart des grandes et moyennes surfaces sont ouvertes jusqu'à 22h), ou va-t-on privilégier une organisation sportive de la journée de semaine (rentrer, faire les courses, récupérer les enfants), sachant qu'on pourra se reposer le dimanche ? est-il préférable de multiplier les commerces de proximité, quitte à ce que leurs horaires soient plus flexibles (et non pas plus larges), ce qui permettrait également de maintenir des emplois de proximité pour les employés travaillant dans ce secteur, ou bien faut-il organiser une répartition fonctionnelle de l'espace urbain en renforçant la tendance actuelle de périurbanisation d'activités commerciales, accessibles quasi-uniquement par des transports individuels.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Deux choix de vie dont il a peu été question.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le même ordre d'idée, les débats (très courts) sur la prolongation de l'activité professionnelle jusqu'à 70 ans n'ont pas posé le problème de la capacité de l'être humain à travailler jusqu'à 70 ans. Une &lt;a href="http://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(08)61594-9/fulltext"&gt;étude&lt;/a&gt; récente de l'Inserm montre que l'espérance de vie "en bonne santé" est beaucoup plus courte que l'espérance de vie tout court. En Europe, alors que l'espérance de vie masculine est de 78,6 ans pour les hommes et 83,5 pour les femmes, l'espérance de vie en bonne santé tombe à 67,3 ans pour les hommes et 68,1 pour les femmes. En France, les chiffres correspondant sont respectivement 68 ans et 69 ans  et 8 mois. Autant dire que seules les femmes, en France, peuvent espérer atteindre la retraite en bon état si l'âge d'arrêt du travail est porté à 70 ans. Dans tous les cas, il faudra compter avec des salariés bien en-deça de leurs capacités maximales de production. Le recul de l'âge de la retraite est un objectif dans toute l'Europe, tout comme le recul du chômage de seniors. Pour reculer l'âge de la retraite, en réalité, il faudrait permettre à tous les seniors d'arriver à 70 ans en bonne santé (sinon, où serait l'intérêt de l'employeurs ?). Mais surtout, il faut leur promettre de repousser plus loin cette limite, afin qu'ils puissent profiter de leur retraite et par conséquent accepter de la prendre tardivement (sinon, où serait l'intérêt de l'employé ?).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Mais l'amendement proposé par le parlement français, curieusement, n'évoquait pas cet aspect des choses…&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-2556032852405361635?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/2556032852405361635/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=2556032852405361635' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2556032852405361635'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2556032852405361635'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/11/de-ce-que-le-lgislateur-devrait-avoir.html' title='De ce que le législateur devrait avoir en tête lorsqu&apos;il fait les lois'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5709787393163502334</id><published>2008-11-19T07:16:00.000-08:00</published><updated>2008-11-19T07:33:15.499-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='anthropocène'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='développement durable'/><title type='text'>Un mois plus tard… un nouveau catastrophiste</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce qui est réjouissant avec la thématique écologique, c'est le nombre de catastrophes que l'on peut affronter en quelques jours.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, les pages &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Planète&lt;/span&gt; du &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Monde&lt;/span&gt; font alterner récits enthousiasmants (des architectes qui améliorent des bidons-villes par des constructions "durables" ; l'oenologie d'Afrique du Sud qui se met au vert…) et descriptions apocalyptiques.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L'interview de Claude Lorius, glaciologue, parue le 12 novembre, appartient à la deuxième catégorie. Attention, Claude Lorius est un optimiste : il y aura "des catastrophes, des cataclysmes, des guerres. Les inondations, les sécheresses, les famines s'amplifieront" MAIS "l'homme sera toujours là". Et oui, bienvenue dans le monde moderne : tout va mal, mais vous n'avez aucune chance d'en sortir !&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Claude Lorius accepte l'idée d'anthropocène, associée par Paul Crutzen à l'augmentation des concentrations en CO2. Il l'applique à l'ensemble de la planète (occupation des sols, utilisation des ressources, gestion des déchets). Mais, à la différence de certains écologistes "profonds", il ne met pas en cause la pression démographique ; l'important selon lui est la pression énergétique (un chiffre en passant : au XXème siècle, alors que la population était multipliée par quatre, "la consommation d'énergie dont dépendent les émissions de gaz carbonique était multipliée par 40"). Une des solutions serait d'aboutir à une gouvernance internationale. Mais rien ne semble s'engager en ce sens, parce que les hommes politiques vivent dans le temps court, et que les solutions doivent être pensées par rapport au temps long.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;D'où une fin de discussion très pessimiste : "Le développement durable est une notion à laquelle je ne crois plus. On ne peut pas maîtriser le développement. Et pour être durable, il faudrait être à l'état d'équilibre, or cet équilibre n'existe pas. Avant, j'étais alarmé, mais j'étais optimiste, actif, positiviste. Je pensais que les économistes, les politiques, les citoyens pouvaient changer les choses. J'étais confiant dans notre capacité à trouver une solution. Aujourd'hui, je ne le suis plus… sauf à espérer un sursaut inattendu de l'homme".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La question est donc : comment aboutir à ce sursaut ? Faut-il attendre une catastrophe épouvantable ? Ou bien, même dans la catastrophe, les hommes vont-ils se tourner vers des solutions traditionnelles ?&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Après l'affolement général dû à la crise financière, les gouvernants ne sont-ils pas en train de revenir à une position ancienne ? C'est l'attitude de G. Bush : inutile de s'agiter, de toute façon, le libéralisme a toujours trouvé un point d'équilibre. Ces propos qui se veulent rassurants (pour qui ?) rapprochent le laisser-faire économique du comportement de Ponce Pilate. Mais doit-on leur préférer un interventionnisme qui pourrait se traduire par le don de 25 milliards d'euros à des firmes automobiles qui n'ont pas voulu s'adapter au changement énergétique ? La défense des habitudes ancrées dans la consommation n'est pas le sursaut attendu. Sauf si les milliards accordés à General Motors sont investis en R&amp;amp;D et en production de véhicules au moins hybrides. Gageons que ce n'est pas ce qui va se produire…&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5709787393163502334?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5709787393163502334/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5709787393163502334' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5709787393163502334'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5709787393163502334'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/11/un-mois-plus-tard-un-nouveau.html' title='Un mois plus tard… un nouveau catastrophiste'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-1598596050768571091</id><published>2008-10-12T12:40:00.000-07:00</published><updated>2008-10-12T12:47:20.877-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='humanisme'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='crise'/><title type='text'>A propos de phases B et de fins de cycles</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Selon &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Immanuel_Wallerstein"&gt;Immanuel Wallerstein&lt;/a&gt; dans un &lt;a href="http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0,50-1105714,0.html"&gt;article&lt;/a&gt; publié ce week-end dans &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt;, la crise actuelle conjugue une fin de phase B de Kondratieff et la fin du cycle long du capitalisme. Le système, devenu instable, ne parvient plus à retrouver l’équilibre : le capitalisme ne pourrait se maintenir qu’en raison d’un différentiel entre un centre riche et des périphéries plus pauvres. Or le réajustement des économies « en développement » réduit ce différentiel. D’où une augmentation des coûts de main-d’œuvre, de matières premières et d’impôts. Cette crise remettrait en question la notion d’un progrès continu, née au XIXe siècle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Nous sommes donc entrés dans un temps de transition ; plus de phase A à envisager ; à la place, un chaos politique. Les solutions, comme au moment de la crise du système féodal, sont encore hésitantes : on part dans de multiples directions. « Nous sommes dans une période assez rare, où la crise et l’impuissance des puissants laissent une place au libre arbitre de chacun : il existe aujourd’hui un laps de temps pendant lequel nous avons chacun la possibilité d’influencer l’avenir par notre action individuelle. Mais comme cet avenir sera la somme du  nombre incalculable de ces actions, il est absolument impossible de prévoir quel modèle s’imposera finalement. »&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Deux voies sont possibles, toujours selon I. Wallerstein : un système pire que le capitalisme (exploitation violente) ou un système plus égalitaire et redistributif. Dans les deux cas, les Etats-Unis ne seront plus au centre du système monde. Devenus un état « comme les autres », ils risquent de sombrer dans des conflits internes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Que penser de cette vision presque apocalyptique (« qui révèle, qui découvre »), annonciatrice de la fin de notre monde ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     La fin d’un système capitaliste est difficile à imaginer. Nous n’avons de référent non-capitaliste que le passé, fait de connaissance et non fait d’expérience. En outre, les cycles anciens ont disparu, ils ne peuvent servir de modèle. C’est l’invention d’un nouveau modèle qui donne le vertige.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Les tâtonnements auxquels fait référence Wallerstein pour les XVe-XVIe siècles sont contemporains des guerres de religion et de la prise d’importance des communautés urbaines. Mais ils sont également contemporains d’un mouvement de pensée qu’I. Wallerstein ne cite jamais : l’humanisme de la Renaissance. Ce mouvement de pensée plaçant l’homme au centre de l’Univers est inséparable d’une idéologie capitaliste qui le fait maître des ressources naturelles ; un siècle après l’apparition de l’humanisme, la pensée de Descartes renforce l’idée d’un homme a-naturel, sorti de la nature.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Les crises qui ont précédé la crise financière (crise alimentaire, crise des matières premières) sont liées à une pression trop forte et non rationalisée sur les ressources naturelles, conséquence éloignée de la pensée humaniste. La déconnexion entre les hommes et le réel (on mange sans plus songer à la chaîne alimentaire qui précède notre acte de consommation ; on utilise de l’électricité et de l’essence sans penser à la production de ces sources d’énergies et leur finitude) se retrouve dans la crise financière due en grande partie à l’utilisation de produits financiers complexes et éloignés de l’économie réelle.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Le changement de cycle long va amener une ou plusieurs nouvelle(s) idéologie(s) qui vont donner le ton du système à venir. Ces idées seront les conséquences de la crise, comme l’humanisme fut conséquence des âges féodaux, en même temps que rupture. Elles naîtront de quelques individus, d’abord isolés, qui constitueront un réseau. Elles seront en compétition les unes avec les autres, et en rivalité avec le modèle dominant (que l’on songe aux démêlés des humanistes avec l’Église) jusqu’à ce qu’un système idéologique l’emporte. Chacun peut participer à cette nouvelle mise en place. Aujourd’hui comme hier, ce sont les réseaux qui pourront aider à l’affirmation d’un système ou d’un autre. Ces réseaux seront internationaux, comme ils l’ont été. Ils seront fondés sur un nouvel humanisme, qui donne à l’homme une autre place par rapport à « l’univers », et une nouvelle conception de la richesse, qui tienne compte des dégradations imposées aux ressources. Ou bien sur un nouveau féodalisme, qui donnera les ressources à un petit nombre, au détriment des autres, prolongement de l’oligarchie financière qui existe aujourd’hui. Ou bien sur d’autres principes dont nous n’avons même pas idée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Tout reste à faire. Mais pour que ce tout soit dans l’intérêt du plus grand nombre, il doit être fait avec le plus grand nombre.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-1598596050768571091?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/1598596050768571091/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=1598596050768571091' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/1598596050768571091'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/1598596050768571091'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/10/propos-de-phases-b-et-de-fins-de-cycles.html' title='A propos de phases B et de fins de cycles'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-8491872893946736437</id><published>2008-10-11T09:37:00.000-07:00</published><updated>2008-10-11T09:50:52.055-07:00</updated><title type='text'>Une réforme de démocrates ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;NB : ce post est la version longue d'un article publié le vendredi 10 octobre dans le &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal;"&gt;Libé des Historiens&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     La phase des motions avant son congrès de Reims devrait être l’occasion pour le Parti socialiste de tester l’usage des technologies numériques dans les campagnes politiques. Pourtant, la modernité numérique des socialistes paraît mal engagée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Ils avaient démarré fort en 2006 : dès les primaires pour désigner le candidat à la présidentielle, Ségolène Royal avait utilisé l’outil internet pour pallier son manque de visibilité dans les médias traditionnels. Le site Désirs d’avenir avait offert aux internautes l’accès à des forums, une newsletter, des vidéos Dailymotion intégrées sur le site (alors que l’UMP ne proposait des vidéos que sur Dailymotion) et un référencement des blogs de soutien à sa candidature. L’innovation principale ne résidait pas dans ces outils, connus par ailleurs, mais dans la mobilisation de modérateurs permettant d’alerter sur les contributions intéressantes et faisant la synthèse des forums. Cette synthèse devait alimenter l’ouvrage promis par la candidate et publié en ligne, chapitre après chapitre, afin que les internautes puissent le discuter. L’expérience fut prolongée et amplifiée durant la campagne, grâce à une équipe de 70 modérateurs qui évalua plus de 60 000 contributions. La lourde synthèse issue de ces échanges fut encore enrichie par les synthèses tirées des débats IRL (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;in real life)&lt;/span&gt;. Néanmoins, son programme politique ne tenait que faiblement compte de ces débats participatifs. D’où un certain scepticisme au sein du parti (et au-delà) sur l’intérêt d’une telle démarche. Pourtant, les débats sur les forums avaient permis à des contributeurs fidèles de se regrouper, « virtuellement » dans un premier temps, puis IRL, donnant lieu à des comités locaux. C’est-à-dire à un embryon de réseau social qui dépassait la forme adoptée par le site.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      La réalisation numérique de ce type de réseau politique est apparue outre-Atlantique avec la campagne de Barack Obama, qui a donné une toute autre dimension à l’usage politique d’Internet. Selon Maurice Ronai, chercheur à l’Ecole des Hautes Études en Sciences Sociales et délégué national du PS pour les technologies de l’information, elle marque «&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt; la rencontre entre l’héritage des campagnes utilisant Internet depuis 2004 et la philosophie d&lt;/span&gt;u committee organizing ». Cette dernière renvoie à la pensée du sociologue Saul Alinski, théoricien des pratiques d’organisation sociale, qui eut une influence décisive sur les démocrates : Hillary Clinton a fait sa thèse sur la pensée d’Alinski, et Barack Obama fut &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;committee organizer&lt;/span&gt; à Chicago. La campagne d’Howard Dean lors des primaires démocrates de 2004 avait utilisé les potentialités de Meet Up, un site internet permettant d’organiser les rencontres entre individus partageant les mêmes intérêts. La mise en place de réseaux sociaux par le biais d’internet était dès lors apparue comme un moyen incontournable de mobiliser les sympathisants pour le jour de l’élection. Ce n’est donc pas un hasard si Chris Hugues, l’un des fondateurs de Facebook, est le directeur de la campagne internet de B. Obama. Le site mybarackobama.com fonctionne à l’image de tous les sites de réseaux sociaux : parrainage, partage des profils, contacts directs entre membres du réseau, mise en place d’événements etc. Le système se développe parallèle au réseau IRL des Obama Camps, ces formations de deux jours qui initient les supporters du candidat aux techniques de persuasion, de démarchage téléphonique…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      Pour l’instant, peu de socialistes semblent avoir pris conscience des formidables ressources offertes par les réseaux sociaux. Certes, dans l’optique du congrès de Reims, toutes les motions ont mis en place un site, et la plupart ont des groupes dédiés dans les grands réseaux sociaux de type Facebook. Seule la motion d’Utopia est nettement en retrait : sur son &lt;a href="http://www.utopi-terre.fr/"&gt;site&lt;/a&gt;, on peut uniquement télécharger la motion et… un coupon pour renvoyer sa signature. La plupart des autres permettent le téléchargement de la motion et sa signature en ligne, et reprennent les fonctionnalités de Désirs d’avenir : forum, référencement de blogs, vidéos, mise à disposition du matériel de campagne, agenda. Le &lt;a href="http://unmondedavance.eu/"&gt;site proposé par B. Hamon&lt;/a&gt; (dont le nom insiste sur son engagement européen) est à cet égard le plus proche du modèle original. D’autres incluent quelques originalités : le &lt;a href="http://www.blogger.com/www.clarte-courage-creativite.com"&gt;site de Bertrand Delanoë&lt;/a&gt;, qui permet de soutenir financièrement la motion, met à disposition des internautes des widgets pour leur blog et une « machine à tract » ; &lt;a href="http://martineaubry.fr/"&gt;celui de Martine Aubry&lt;/a&gt; renvoie à des groupes de réseaux sociaux et propose aux internautes de déposer des arguments de campagnes. Le &lt;a href="http://www.fiersdetresocialistes.org/"&gt;site de Gérard Collomb et Ségolène Royal&lt;/a&gt; est nettement en retrait par rapport à Désirs d’avenir, l’aspect participatif en étant pour l’instant totalement écarté.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Dans ce paysage traditionaliste, le &lt;a href="http://www.monpoleecologique.fr/"&gt;site du Pôle écologique&lt;/a&gt; fait exception. Son nom (www.monpoleecologique.fr) est une référence explicite à la campagne de B. Obama. Il se présente comme un réseau social ouvert aux signataires de la motion, dont le profil est accessible au sein du réseau. Une carte de France permet de visualiser les signataires de la motion. Ceux-ci peuvent se contacter directement afin de monter des événements, également indiqués sur la carte. Les échanges entre militants (et sympathisants) sont ainsi facilités et court-circuitent la hiérarchie habituelle. Au sein du parti, cela pourrait induire une vraie révolution.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      La notion d’amitié appliquée à la politique n’est pas nouvelle. Dans la Rome républicaine, les réseaux d’amis et de clients constituaient une nébuleuse contrôlée par les grandes familles au pouvoir. Lorsque Cicéron prodigue des conseils à son frère, candidat à une haute fonction à Rome en 64 av. J.-C., il l’incite à mobiliser ses réseaux et à se déplacer en ville entouré de tous ses clients afin de montrer son importance politique (toute ressemblance…). La moindre perturbation de ces relations hiérarchiques (on est l’ami de ses égaux, mais le client de ceux qui ont une position sociale plus élevée) représentait un danger pour les familles au pouvoir, prompte à se retourner contre les réformateurs trop audacieux. En 312 av. J.-C., le censeur Appius Claudius Caecus remplaça le système des curies, héritages des premiers temps de la cité et par conséquent construites autour de l’aristocratie traditionnelle, par celui de tribus géographiques où furent inscrits de nouveaux citoyens. En réduisant l’influence des oligarques (qui le lui firent payer à coup de procès et de dénonciations calomnieuses), Appius Claudius réussit à fonder un nouvel espace civique, plus démocratique. Sa réforme se matérialisa sous la forme d’un nouveau bâtiment destiné aux assemblées populaires : de forme ronde, il rappelait l’égalité de tous les citoyens, qu’ils fussent inscrits depuis peu sur les listes ou qu’ils appartinssent aux grandes familles se proclamant descendantes des proches de Romulus. Une partie des réformes d’Appius Claudius fut rapidement annulée par les oligarques. Ce censeur romain a souvent été comparé à Clisthène, le réformateur athénien qui, à la fin du VIe siècle, avait cassé la structure clanique du corps civique en réorganisant entièrement le réseau électoral de la cité. Il transforma les anciennes tribus, qui regroupaient les citoyens selon des unités géographiques soumises à l’influence d’aristocrates implantés localement, en nouvelles unités dont les membres étaient répartis sur tout le territoire attique. Sa réforme constitua pour Athènes un premier pas vers la démocratie, appelé &lt;a href="http://aspasieb.blogspot.com/2007/12/la-rforme-de-clisthne-ou-linfluence-du.html"&gt;isonomie&lt;/a&gt;. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Nouveau rapport au territoire (national et non plus fédéral), promotion du rapport direct entre signataires, constitution de communautés indépendantes des sections, ces caractéristiques du réseau social monpoleecologique.fr sont autant d’échos aux réformes des démocrates antiques. Le pôle écologique serait-il le Clisthène du PS ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-8491872893946736437?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/8491872893946736437/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=8491872893946736437' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8491872893946736437'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8491872893946736437'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/10/une-rforme-de-dmocrates.html' title='Une réforme de démocrates ?'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5499090989283453814</id><published>2008-10-06T14:30:00.000-07:00</published><updated>2008-10-06T14:32:08.509-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='citoyenneté'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='déforestation'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='terre'/><title type='text'>La terre et le citoyen, un problème dépassé ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À Athènes, tout citoyen avait droit à un lopin de terre sur le territoire de la cité. Et seuls les citoyens pouvaient posséder ces lopins de terre. À Sparte, il fallait posséder une terre pour être citoyen. Le lien entre citoyenneté et possession foncière était par conséquent extrêmement fort.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;À Rome, ce lien était différent, d’autant qu’il a varié selon les périodes. Prenons « l’âge d’or », l’époque médio-républicaine (IVe-IIe siècle av. J.-C.). Lorsque Rome était victorieuse d’une autre cité, elle confisquait ses terres publiques (mais pas ses terres privées, la plupart du temps) et les intégrait à ses propres terres publiques, appelé &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;ager publicus&lt;/span&gt;, le territoire public (les Romains sont des gens logiques). Cet &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;ager publicus&lt;/span&gt; pouvait être loué aux citoyens romains (et à eux seuls) sous forme de lots inaliénables. La redevance était payée en nature à l’État romain. Là encore, le lien entre le territoire – la terre – et la citoyenneté était étroit.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Évidemment, les systèmes connurent des ratés : concentration foncière à Sparte (ce qui entraîna une diminution du nombre de citoyens), débordement des locataires les plus riches sur les terres louées par les plus pauvres à Rome. Et la question agraire (celle qui concerne la répartition des terres) conduisit à plus d’une crise politique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;On a peut-être tendance à l’oublier aujourd’hui.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a quinze jours, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;le Monde&lt;/span&gt; a publié un article sur les investissements chinois au Laos, dans les plantations de caoutchouc. Le manque de forêts disponibles en Chine a amené les producteurs chinois de caoutchouc à s’installer au Laos, sur la forêt secondaire. Celle-ci est détruite pour être remplacée par des plantations d’hévéas. Pour beaucoup d’entre eux, les Laotiens trouvent leur intérêt dans cette transformation : la vente de leur terre leur a permis d’améliorer rapidement leur train de vie ; le besoin de main-d’œuvre a par ailleurs provoqué un vaste mouvement migratoire vers le nord du pays, là où sont implantées les forêts d’hévéas.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ce phénomène d’achat des terres par des étrangers, qui peut être assimilé à du néo-colonialisme, n’est pas unique : les pays du Golfe achètent des terres en Ukraine, au Pakistan, en Ouganda etc, tout comme les industriels agroalimentaires ou les fonds d’investissement. Les régions concernées connaissent une forte spéculation foncière, les paysans risquent l’expropriation, sans parler de la déforestation induite et de la diminution des cultures vivrières, donc des ressources alimentaires pour les populations concernées.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Un modèle participatif avait été promu par le gouvernement laotien pour éviter que les plus vulnérables, tentés par la vente de leur terre à bon prix, ne connaissent des difficultés financières ou d’approvisionnement :  au lieu de vendre la terre, le gouvernement avait préconisé que les paysans la conservent et touchent un revenu lié à la production. Mais la corruption et la pression de l’armée ont miné cette initiative.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Pourtant, dans les autres pays touchés par ce néocolonialisme agraire, c’est ce type de solution participative qui est soutenu par les ministères de l’aménagement du territoire (au Sénégal, par exemple). Car la conception selon laquelle l’État garantit l’accès pour tous à la terre n’est pas réservée à l’Antiquité. La terre est ce qui permet à chacun de survivre, et l’État a tout intérêt à éviter les crises de subsistance ou la ruine des petits propriétaires. Or, le modèle prédominant en Occident est une concentration des terres qui permet une mécanisation et des rendements accrus. Le lien entre le citoyen et la terre est coupé. Et lorsque les prix des produits alimentaires augmentent, ceux qui n’ont plus de terre n’ont pas d’autre moyen que payer plus cher, donc se rationner.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La mise en place de jardins partagés, la réactivation des jardins ouvriers sont autant de moyens de retrouver la pratique ancestrale de l’autosuffisance. Elle paraît rétrograde et égoïste. Mais elle évite que les industries agro-alimentaires ne prennent le pas sur l’un des devoirs de l’État : s’assurer de l’approvisionnement des citoyens, afin qu’il ne dépende pas d’intérêts privés mettant en péril la survie de chacun. &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5499090989283453814?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5499090989283453814/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5499090989283453814' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5499090989283453814'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5499090989283453814'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/10/la-terre-et-le-citoyen-un-problme-dpass.html' title='La terre et le citoyen, un problème dépassé ?'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-741302246100636896</id><published>2008-09-08T14:08:00.000-07:00</published><updated>2008-09-08T14:32:46.605-07:00</updated><title type='text'>L'histoire à l'envers</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Un article du &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Monde&lt;/span&gt; (7-8 septembre 2008) qui fait froid dans le dos : &lt;a href="http://www.lemonde.fr/archives/article/2008/09/06/se-souvenir-des-dechets-nucleaires_1092265_0.html"&gt;Se souvenir des déchets nucléaires.&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Les déchets nucléaires resteront en activité durant des milliers d'années. Jusqu'à 50 000 ans. Quel souvenir avons-nous de la localisation des activités humaines datant de 50 000 années ? Nous ne les retrouvons qu'au hasard de l'archéologie. À vrai dire, nous tombons dessus. Heureusement que nos ancêtres n'ont pas eu la mauvaise idée de planquer des objets dangereux (insidieusement dangereux, puisqu'à l'oeil la radioactivité ne se détecte pas), sinon le métier d'archéologue se rapprocherait de celui de démineur. Ce qui arrive, en fait, dans certains pays d'Asie ou d'Afrique ; et même, plus près de chez nous, dans les Ardennes par exemple.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Concernant les déchets radioactifs, le problème se pose d'une mémoire à entretenir, sans savoir pour qui l'entretenir : pour des hommes beaucoup plus intelligents, avec des technologies novatrices dont nous n'avons même pas idée ? Pour des hommes possédant des outils plus sommaires que les nôtres, suite à une catastrophe inimaginable ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;L'agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs est confrontée à un problème difficile à résoudre : sur quels supports entretenir la mémoire ? Par support, il faut comprendre à la fois le support matériel (papier ? numérique ? panneaux ? marbre ?), mais aussi le support symbolique. Doit-on utiliser du texte, sachant que les langues évoluent, disparaissent ? Des images, dont l'interprétation est intrinsèque à une civilisation, et peut totalement échapper à une autre ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Nous avons du mal à comprendre certaines constructions laissées par nos ancêtres. Les peintures dans les grottes préhistoriques, l'orientation des pierres dressées de Stonehenge ou de Carnac, font aujourd'hui l'objet de controverses scientifiques sur leur signification. Comment être certains que nos descendants comprendront le message que nous souhaitons leur adresser, s'ils n'ont plus l'idée de ce qu'est l'énergie nucléaire ? Comment leur faire comprendre le danger qu'ils courent avec ces pollutions que nous leur laissons ?&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Il existe peut-être une solution pour en conserver le souvenir : le mythe oral. Si l'histoire d'Ulysse nous est encore familière, même si elle est mal connue, c'est parce qu'elle s'est transmise par l'oralité. Déformées, transformées, l'Odyssée ou l'Iliade font partie de l'imaginaire de la plupart d'entre nous, et avec elles la faiblesse des cités face aux dieux qui dirigent la nature (les tempêtes déclenchées par Poséidon ; le cheval de Troie) ; la contingence de la destinée humaine mais également la liberté de l'individu qui peut choisir son chemin, et notamment celui du retour dans sa patrie ; l'élaboration de la cité et son mode de décision face aux dangers qui la menacent. Avant d'être fixées par l'écrit au VIIIe siècle av. J.-C., les épopées dites d'Homère ont été récitées, ornementées, répandues par des poètes. Même figées dans l'écrit, elles ont continué à être apprises par coeur ; elles ont fait l'objet de récits exemplaires ; elles se retrouvent aujourd'hui encore dans les livres pour enfants, et même les dessins animés. Elles ont traversé au moins trois mille ans. Ce n'est rien à côté de la radioactivité que nous produisons. Mais c'est déjà ça.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Dans une société où l'oral tend à s'amenuiser devant la multiplicité, la pléthore des écrits (dont ce blog est une illustration…), faut-il renoncer à la mémoire des récits - à la récitation ? Si les câbles qui relient nos ordinateurs à leurs serveurs venaient à disparaître, toute notre mémoire artificiellement stockée disparaîtrait également.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;Pour protéger nos sociétés, dans ce qu'elles ont de pérenne (à défaut d'intemporel), ne devons-nous pas penser à diffuser le savoir par une multiplicité des mémoires, au lieu d'une multiplicité des écrits ? Afin que les histoires que se transmettent les générations, le soir, "au coin du feu", constituent également un message d'alerte quant aux dégâts que nous avons causés, et que nous causeront encore.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-741302246100636896?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/741302246100636896/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=741302246100636896' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/741302246100636896'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/741302246100636896'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/09/lhistoire-lenvers.html' title='L&apos;histoire à l&apos;envers'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-7098602709157278144</id><published>2008-09-05T02:51:00.001-07:00</published><updated>2008-09-05T03:05:47.843-07:00</updated><title type='text'>Entre oligarchie et démocratie</title><content type='html'>Nos régimes "occidentaux" sont-ils encore des démocraties ? Ne sommes-nous pas plutôt en face d'oligarchies économiques (les oligopoles) ou politiques (responsabilités confiées à de petits groupes qui se coupent peu à peu du peuple) ?&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;La question agite de plus en plus les chercheurs en sciences sociales : sur &lt;a href="http://www.alterinfo.net/Que-reste-t-il-de-la-democratie-_a21161.html"&gt;l'application de la notion démocratique&lt;/a&gt; ou le &lt;a href="http://www.marianne2.fr/La-nouvelle-ploutocratie-nee-de-la-mondialisation_a90831.html"&gt;poids des multinationales&lt;/a&gt;. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Si la démocratie n'est plus qu'un mot appliqué à des régimes gérés par des oligarques, n'appartient-il pas aux peuples de retrouver leur pouvoir ? et quelle crédibilité ont les "démocraties occidentales" dans les échanges internationaux, lorsqu'elles veulent imposer leur point de vue, si elles  ne sont plus des démocraties ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-7098602709157278144?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/7098602709157278144/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=7098602709157278144' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/7098602709157278144'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/7098602709157278144'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/09/entre-oligarchie-et-dmocratie.html' title='Entre oligarchie et démocratie'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-4054662634526866821</id><published>2008-08-31T04:10:00.000-07:00</published><updated>2008-08-31T04:40:32.525-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='environnement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie participative'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='biodiversité'/><title type='text'>Y a-t-il un lien entre biodiversité et démocratie ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;A priori&lt;/span&gt;, non.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Quel rapport entre une notion environnementale et une notion politique ? L’homme, en acceptant le contrat social, sort de l’état de nature. Est-ce à dire qu’il sort de la nature ? Il semble que oui, si l’on reste dans le cadre d’une pensée cartésienne qui pense l’homme comme a-naturel. Penser l’homme au-dessus son environnement est une tradition ancienne, liée au monothéisme (je vais un peu vite, là ; c’est schématique, il faudrait s’intéresser aux détails, mais je reste dans les grandes lignes). Dans la conception humaniste, l'homme est être d'antinature et de liberté, ce qui fait de la nature un domaine autorégulé exploitable par l'homme. Mais cette exploitation peut aboutir à une modification de l’autorégulation naturelle, qui conduit à l’ère actuelle, appelée &lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;anthropocène&lt;/span&gt; par &lt;a href="http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2143"&gt;certains membres de la Société de géologie de Londres.&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Aujourd’hui &lt;a href="http://www.philomag.com/article,dossier,l-homme-ou-la-nature-faut-il-choisir-dialogue-entre-philippe-descola-et-luc-ferry,481.php"&gt;s’opposent&lt;/a&gt; les partisans d’une nature qui doit être préservée au bénéfice de l’homme seul (L. Ferry, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;Le nouvel ordre écologique&lt;/span&gt;) aux écocentristes, pour qui c’est pour elle-même que la nature doit être considérée (par exemple Ph. Descola). Ce courant, qui est souvent ramené à la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;deep ecology&lt;/span&gt; et à ses dérives radicales voire terroristes, offre en réalité une &lt;a href="http://www.mouvements.info/spip.php?article81"&gt;option philosophique humaniste&lt;/a&gt; pour repenser l’homme dans son environnement, à un moment où la crise environnementale risque de déboucher sur une crise politique, une crise de la cité. La raréfaction des ressources et la pression démographique imposent en effet une optimisation des ressources naturelles, qui nécessite une solidarité planétaire. Le gaspillage actuel des ressources, en augmentant les déséquilibres sociaux et environnementaux, détruit chaque jour un peu plus l’équilibre politique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Si on part du principe (philosophique) que l’homme social (après qu’il a conclu le contrat, et pas seulement dans l’état de nature) n’est pas au centre du monde ni au-dessus de la nature, mais bien dans la nature, c’est la cité qui se voit réintégrée dans son environnement naturel.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Revenons alors à la biodiversité : celle-ci apporte à la cité des ressources, et plus la biodiversité est grande, mieux les cycles biologiques fonctionnent, plus les ressources apportées sont variées. Cette variété des ressources permet une régulation optimale des conditions de vie dans la cité : par exemple, le respect des chaînes alimentaires permet de réduire la prolifération des animaux qui menacent les productions alimentaires pour l’homme. La perte de la biodiversité induit pour la société un coût économique important : il faut remplacer par des créations humaines, donc coûteuses, ce que la nature n’assure plus parce qu’un maillon de la chaîne a disparu ; par exemple, la diminution de la pollinisation par disparition des abeilles entraîne des surcoûts en semences ou en pollinisation artificielle. Ce coût économique constitue une perte de ressources financières qui auraient pu apporter davantage de services et de bien-être à chacun.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La cité est par conséquent directement concernée par la biodiversité et son évolution.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Qu’en est-il plus précisément de la démocratie ? Le lien existant entre la cité et la nature pourrait être régulé par n’importe quel système. Ce que la démocratie permet, c’est l’implication de chacun dans le maintien de la biodiversité, donc une multiplicité des actions. On constate très bien aujourd’hui la dimension participative de l’observation de la biodiversité : aux groupes d’experts (&lt;a href="http://www.blogger.com/www.pt-uf.pt-dlr.de/en/610.php"&gt;GEOBON&lt;/a&gt;, Group on Earth Observation - Biodiversity Observation Network) s’adjoignent des citoyens sollicités par les scientifiques pour observer chez eux, dans leur jardin, leur campagne etc les modifications des cycles naturels (phénologie). Récemment, l’équipe de Thalassa a ouvert une rubrique internet, les &lt;a href="http://www.thalassa.france3.fr/sentinelles-du-littoral/index-fr.php?page=accueil"&gt;Sentinelles du Littoral&lt;/a&gt;, où chacun est appelé à laisser ses observations concernant le littoral qu’il a sous les yeux.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;L’observation de la biodiversité constitue un formidable outil de solidarité entre les citoyens : elle rappelle à tous, en milieu urbain comme en milieu rural, les interactions entre l’homme et son milieu ; elles permettent à chacun de prendre conscience des conséquences de ses actes privés pour l’ensemble de la communauté. La mise en commun des informations crée du lien entre les participants, où qu’ils soient dans le monde. Mais cela nécessite une libre circulation des informations et des hommes.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;La deuxième étape, après l’observation de la biodiversité, concerne les mesures à prendre, qui doivent engager la société à l’échelle locale, mais également à l’échelle mondiale. Il est donc nécessaire de passer par une phase de discussions qui, elles-aussi, doivent être participatives, ouvertes aux citoyens dans le cadre de jurys citoyens ou d’assemblées locales.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Ainsi, la réflexion de chacun sur son empreinte écologique permettrait d’accroître son empreinte politique. La réinsertion de l’homme dans l’environnement, au lieu de restreindre sa puissance, constitue bien un moyen d’augmenter sa participation démocratique.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-4054662634526866821?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/4054662634526866821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=4054662634526866821' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/4054662634526866821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/4054662634526866821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/08/y-t-il-un-lien-entre-biodiversit-et.html' title='Y a-t-il un lien entre biodiversité et démocratie ?'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5981550695556565857</id><published>2008-08-27T02:27:00.000-07:00</published><updated>2008-08-27T05:58:54.674-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='opinion'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='représentativité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Castoriadis'/><title type='text'>La démocratie selon Cornelius Castoriadis</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;J’ai lu ce matin le compte-rendu de l’ouvrage de C. Castoriadis, &lt;span style="font-style:italic;"&gt;La cité et les Lois&lt;/span&gt;, par S. Chapel, sur le site &lt;a href="http://www.laviedesidees.fr/Castoriadis-a-l-ecole-de-la-Grece.html"&gt;La vie des idées&lt;/a&gt;. Je ne suis pas certaine d’avoir tout compris, mais en tout cas l’ensemble est stimulant.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Selon Castoriadis, la démocratie tire son unité et son identité du rapport entre la société et un imaginaire appelé les « significations imaginaires centrales » (exemples : Dieu, le Parti, le Capital…). Au VII&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;e&lt;/span&gt; siècle av. J.-C., les philosophes découvrent le chaos dans le monde ; la cité ne dépend donc pas de normes immuables, de dieux, c’est à elle de forger ses institutions par un appel à la délibération collective. En effet, rien n’étant donné, c’est la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;doxa&lt;/span&gt;, l’opinion, qui doit trouver les formes d’organisation. Pour aboutir à un système qui fonctionne, il s’agit de multiplier les &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;doxai&lt;/span&gt;. La légitimité de la cité repose donc sur l’assemblée des citoyens (qui n’est pas représentative, mais directe, participative). Les magistrats (au sens antique du terme, c’est-à-dire les responsables politiques) sont principalement tirés au sort. Lorsqu’ils sont élus, ils ne représentent pas le peuple ; l’ensemble des &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;doxai&lt;/span&gt; les désigne comme compétents pour accomplir une tâche qui n’excède pas une durée d’un an.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Cette pratique démocratique souffre de deux excès, selon Castoriadis : une démesure (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;hybris&lt;/span&gt;) par excès ; une démesure nihiliste. La première découle de l’absence de signification immuable et de la liberté laissée au démos de choisir ses formes politiques : les décisions des &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;doxai&lt;/span&gt; ne peuvent être confrontées à aucun modèle, aucun étalon. L’autolimitation du &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;dèmos&lt;/span&gt; reste difficile. La démesure « par défaut » est incarnée par Socrate, qui interroge le fonctionnement de la cité et remet en cause les certitudes des citoyens, sans pour autant proposer de solutions alternatives ; il détruit, sans reconstruire. La cité risque par conséquent de tomber dans un scepticisme nihiliste qui conduit à l’absence d’action.&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;La faille du raisonnement de Castoriadis repose sur les significations, imaginaires : pourquoi devraient-elles obligatoirement conduire à la démocratie ? En outre, Castoriadis part du principe que la conception du chaos a amené la démocratie ; mais les philosophes qui ont pensé le chaos n’étaient pas tous athéniens, ils n’avaient pas à Athènes une influence plus grande qu’ailleurs. Or dans la plupart des cités grecques, les systèmes politiques sont aussi bien des oligarchies que des tyrannies : c’est la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;doxa&lt;/span&gt; d’un seul, ou celle d’un petit groupe, qui a été préférée à la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;doxa&lt;/span&gt; de tous les citoyens.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La participation démocratique de tous les citoyens dans une assemblée non-représentative est donc un choix parmi d’autres pour ordonner un monde « chaotique ». Ce choix repose sur l’idée que le meilleur des gouvernements repose sur le mélange de toutes les opinions, pour qu’en sorte une doxa collective. Mais, rapidement, l’expression de la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;doxa&lt;/span&gt; collective a été confisquée par ceux qui savaient parler, c’est-à-dire exposer mieux que les autres leur &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;doxa&lt;/span&gt; particulière. C’est un risque qui guette toute démocratie participative.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 0, 51);"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;PS : après deux jours d'expérience des annonces Google, je dois avouer que le résultat de l'analyse googelienne des posts est à la fois prévisible et surprenante : je comprends les "locations d'hôtel" sur Athènes, mais la pub pour les services de Supernanny, apparue plusieurs fois, reste à mes yeux étonnante…&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5981550695556565857?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5981550695556565857/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5981550695556565857' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5981550695556565857'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5981550695556565857'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/08/la-dmocratie-selon-c-castoriadis.html' title='La démocratie selon Cornelius Castoriadis'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-3292010936497766315</id><published>2008-08-25T03:28:00.000-07:00</published><updated>2008-08-26T12:27:08.605-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Welzer'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='modèle chinois'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie libérale'/><title type='text'>La fin de la démocratie libérale ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;/blockquote&gt;Il y a quelques jours, paraissait dans les pages Débats du &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Monde&lt;/span&gt; un texte du sociologue allemand H. Welzer concernant le devenir de la démocratie occidentale, à partir d’une étude sur la démocratie en Allemagne (&lt;a href="http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/acheter.cgi?offre=ARCHIVES&amp;amp;type_item=ART_ARCH_30J&amp;amp;objet_id=1047176"&gt;archive payante sur le site du &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Monde&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Les réflexions sur la remise en question de la démocratie se développent depuis quelques mois. La cause ? Les BRIC et leur modèle de développement qui n’obéit plus à l’équation occidentale traditionnelle "démocratie + capitalisme" : il ne serait plus obligatoire d’instaurer une démocratie pour que la croissance du pays augmente. Comme le souligne H. Welzer, un tel modèle peut séduire bien des interlocuteurs des BRIC (pourquoi pas certains pays africains qui sont déjà en étroite relation avec la Chine, du point de vue économique ?). La perte de vitesse du modèle occidental ouvre "d'autres voies vers une modernité que nous ne connaissons pas". Effrayant, pour un Occident qui voit l’établissement de la démocratie libérale comme une &lt;a href="http://agora.qc.ca/reftext.nsf/Documents/Francis_Fukuyama--La_fin_de_lhistoire_selon_Fukuyama_par_Maurice_Lagueux"&gt;fin de l’histoire&lt;/a&gt;.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Face à cette situation, deux comportements sont possibles : s’enfoncer dans le modèle libéral offert par l’école de Chicago ou inventer un nouveau type de démocratie.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Dans le premier cas, H. Welzer prévient contre les dérapages auxquels le mécontentement des classes moyennes pourrait conduire, rappelant les crises totalitaires du XXe siècle qui s’appuient sur une dérive populiste. Appliquons ce raisonnement à la France, qui a su dans les deux siècles passés éviter la tentation totalitaire, malgré les risques boulangistes et poujadistes. Au cœur de l’analyse d’H. Welzer réside l’idée que les classes moyennes ne font plus confiance au système étatique où elles évoluent (en l’occurrence un État providence qui ne protège plus du déclassement). En France, une telle rupture est d’autant plus dangereuse pour la démocratie que ces classes moyennes ont été le terreau de l’option démocrate au XIXe siècle (cf. les analyses de R. Rémond, dans &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;L’introduction à l’histoire de notre temps, le XIXe siècle&lt;/span&gt;), permettant la mise en place de la République. Or le système démocratique à lui seul ne peut garantir le bien-être des citoyens, parce qu’à l’heure actuelle il n’a pas de prise sur l’économie. Il pourrait en avoir sur le social, à condition que l’ensemble des citoyens prenne conscience des liens horizontaux (entre contemporains) et verticaux (entre générations) qui seuls permettent de construire une société.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;C’est la raison pour laquelle H. Welzer préconise une autre solution : la « modernisation de la démocratie ». Cette modernisation passe par la fin de l’assistance, qui à terme détruit l’idée de solidarité individuelle (puisque c’est l’État-Providence qui est chargé de la solidarité globale), au profit de la participation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Tiens, nous voici revenus à la démocratie participative. Elle est pour H. Welzer « le seul moyen pour les individus de s’identifier à un ensemble dont ils sont eux-mêmes partie prenante ». Ce qui signifie qu’elle seule peut faire naître le sentiment de responsabilité qui est au cœur du lien social.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;H. Welzer n’évoque pas la forme que doit prendre cette participation. On pourrait dire que les Allemands qui assistaient aux discours d’Hitler avaient l’impression de participer à l’œuvre de relèvement national. D’accord, c’est pousser le bouchon un peu loin. Mais la question de l’échelle de participation est cruciale : comment pousser à la participation des citoyens qui participent peu aux élections ? C’est là que l’échelon local intervient. Il faudrait parler de &lt;a href="http://www.ecorev.org/spip.php?article469"&gt;Murray Bookchin&lt;/a&gt; et du communalisme. Ce sera pour un autre jour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style=""&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="font-size:small;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 0, 51);"&gt;PS : pour étudier le lien que fait notre société entre politique et économie, j’ai décidé de m’abonner au système googelien AdSense, qui sélectionne des publicités en fonction du contenu du texte bloggé. Si les lecteurs, consommateurs voraces, sont appâtés par l’un des liens et cliquent dessus, il paraît que ça peut entrer dans ma cagnotte. Je crains de n’être pas très rentable pour les annonceurs, avec le peu de lecteurs que j’ai. Mais rien que pour voir ce qui sort comme publicité par rapport à mes textes, je tente l’expérience.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-3292010936497766315?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/3292010936497766315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=3292010936497766315' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/3292010936497766315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/3292010936497766315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/08/la-fin-de-la-dmocratie-librale.html' title='La fin de la démocratie libérale ?'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-8088848238628586076</id><published>2008-06-24T14:37:00.000-07:00</published><updated>2008-06-24T14:48:33.250-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='femmes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='citoyenneté'/><title type='text'>Rôle civique, rôle politique</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      La recherche doit nourrir la réflexion de la cité. À mon sens, du moins. Ce soir je vais donc réfléchir sur la participation des citoyennes à la vie politique, à partir d’une recherche en cours.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      Je participe dans deux jours à une table-ronde sur les femmes en Afrique dans l’Antiquité. Dans cette table-ronde, il n’y aura que des femmes. Le choix n’a pas été conscient, mais il a été par la suite revendiqué par l’organisatrice.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      Pour ma part, et conformément à ma spécialité, j’ai choisi de traiter du thème de la femme carthaginoise. « C’est pratique, on n’a pas de sources, ce sera vite fait », me suis-je dit. Que nenni ! C’était compter sans environ 5 000 inscriptions en punique (langue sémitique parlée à Carthage, colonie phénicienne) qu’il faudrait lire les unes après les autres pour repérer toutes les femmes qui y sont mentionnées. Le métier de chercheur est parfois ingrat. Comme je suis une grosse paresseuse, j’ai changé mon fusil d’épaule : pas le temps de tout lire ? Qu’à cela ne tienne, prenons un échantillon d’environ 400 inscriptions et voyons ce qu’on en tire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Et là, cet après-midi (le métier de chercheur est parfois plein de miracles), j’ai trouvé une chose surprenante. Je me suis rendu compte que, peut-être (soulignons l’hypothèse), à Carthage, les femmes transmettent la citoyenneté aussi bien que les hommes, c’est-à-dire qu’elles peuvent être la condition unique à la transmission de la citoyenneté. En quoi est-ce étonnant ? En ce que, ni à Rome ni dans le monde grec, les femmes ne peuvent par elles-mêmes transmettre la citoyenneté. Elles sont le ventre qui porte le citoyen et qui ne peut être suspecté de porter un faux citoyen, un bâtard d’esclave, l’adultère étant par conséquent puni de mort. Parfois il faut même qu’elles soient filles de citoyens pour transmettre la citoyenneté de leur époux à leur enfant (lois de Périclès à Athènes en 451). Mais là, à Carthage, il se pourrait que la citoyenneté de la mère suffise à faire de l’enfant un citoyen, même si le père est étranger.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      Citoyenneté du sang. Notion qui nous est étrangère en France.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Dans le droit du sang, rare est la citoyenneté qui passe par la mère. Peut-être est-ce en raison de cette particularité que la cité de Carthage fut associée à des destins féminins tragiques : la reine &lt;a href="http://www.forumromanum.org/literature/justin/trad18.html#4"&gt;Elissa&lt;/a&gt;, fondatrice légendaire de la cité au VIIIe siècle, se serait jetée dans un bûcher pour ne pas épouser le roi local comme le souhaitaient les aristocrates qui l’entouraient ; la femme d’Hasdrubal, le dernier général défenseur de la cité, aurait subi le même sort, en 146, lors de la &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Troisième_Guerre_punique"&gt;prise de Carthage&lt;/a&gt; par les armées romaines, montrant à son mari qui venait de se rendre l’exemple d’un comportement héroïque. Ces deux femmes incarnent un rapport particulier à la cité : elles sont l’identité civique qui refuse l’alliance avec l’étranger, le non-citoyen. Elles représentent également, aux yeux des Grecs et des Romains, la faiblesse de Carthage : fondée par une femme, comment la cité aurait-elle pu résister à Rome ? Quant à la femme d’Hasdrubal, elle choisit de mourir avec les transfuges de l’armée romaine, les traîtres à Rome. Ces deux femmes incarnent également la fourberie et la trahison : Elissa avait trompé les Libyens qui peuplaient la région de Carthage en jouant sur les mots pour occuper le plus grand territoire possible ; la femme d’Hasdrubal choisit le sort des traîtres (vu du côté romain…). Une telle association entre les femmes et Carthage m’incite à penser que, dans la cité punique, les femmes avaient un rôle civique plus important qu’à Rome ou dans les cités grecques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Pourtant, dans l’histoire de Carthage telle qu’elle nous est rapportée par les historiens antiques, les femmes ne jouent de rôle politique que dans le cadre d’alliances matrimoniales. Elles ne participent pas à l’assemblée des Anciens, ni à l’assemblée du peuple ; ou plutôt, leur présence n’y est jamais spécifiée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      Se trouve-t-on face à une contradiction entre un rôle civique majeur (transmission de la citoyenneté) et un rôle politique mineur (absence totale dans les prises de décision) ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;    Regardons le taux de féminisation de nos assemblées, le nombre de présidentes d’Universités, de présidentes de grandes entreprises. Le rôle civique des femmes en France aujourd’hui n’est pas celui de passeuses de la citoyenneté, cependant les droits et les devoirs civiques des femmes sont égaux à ceux des hommes. Mais leur rôle politique, lui…&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-8088848238628586076?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/8088848238628586076/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=8088848238628586076' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8088848238628586076'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8088848238628586076'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/06/rle-civique-rle-politique.html' title='Rôle civique, rôle politique'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-6741211531184470182</id><published>2008-03-10T01:26:00.001-07:00</published><updated>2008-03-10T02:05:17.147-07:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='R. Reich'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='supercapitalisme'/><title type='text'>Supercapitalisme et démocratie participative</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Pour une fois, je quitte le monde antique pour atterrir sans douceur dans le monde contemporain, après avoir lu l'entretien avec R. Reich dans la revue &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Sciences Humaines&lt;/span&gt; du mois de mars, puis les critiques du dernier ouvrage de Reich, Supercapitalisme, sur le site nonfiction.fr (une critique &lt;a href="http://www.nonfiction.fr/article-541-un_nouveau_capitalisme_.htm"&gt;"critique"&lt;/a&gt;, et une &lt;a href="http://www.nonfiction.fr/article-579-une_nouvelle_gauche_radicale_aux_etats_unis.htm"&gt;autre sur la nouvelle gauche aux E-U&lt;/a&gt;, davantage favorable aux idées de R. Reich).&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     L'ouvrage de R. Riech a l'avantage de soumettre sur un temps long la question du lien entre démocratie et capitalisme. Sa théorie repose sur une évolution qui va d'un capitalisme démocratique d'après-guerre, dû à la représentation des citoyens par le biais des syndicats et des partis politiques, à un capitalisme qui s'intéresse uniquement aux consommateurs et aux épargnants, et non plus aux citoyens. La transition a été réalisée grâce à la révolution technologique des transports et de la communication qui impliquent une compétitivité accrue. Le citoyen étant satisfait en tant que consommateur et épargnant ne cherche pas à s'opposer aux moyens dont les entreprises se servent pour améliorer leur compétitivité. Les prises de position contre certaines entreprises sous couvert de l'intérêt public (lutte contre des forages pétroliers off-shores le long des côtes, ou, plus récemment, protestation des Américains contre le choix d'Airbus pour les ravitailleurs en vol) ne seraient que l'expression de la concurrence d'autres entreprises (l'industrie touristique pour les forages, Boeing pour les ravitailleurs). L'effondrement du taux de syndicalisation accroît la perte d'influence citoyenne sur les décisions économiques. Par conséquent, si le capitalisme dirige la démocratie, ce n'est plus une démocratie mais une oligarchie à laquelle nous sommes confrontés.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     On peut opposer à cette vision des exemples récents qui tendraient à prouver un investissement citoyen des entreprises : la notion de développement durable, les fonds éthiques, la consommation citoyenne. Selon R. Reich, ces pratiques sont trop à la marge pour changer l'évolution des choses. La seule solution selon lui n'est pas économique mais politique. En effet, l'amoindrissement de la démocratie face à une économie "supercapitaliste" n'est pas un problème économique, mais politique. C'est par conséquent sur le plan politique qu'il faut agir. Mais R. Reich ne précise pas dans quel cadre.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     La démocratie participative peut participer de la solution à ces dérives : par les débats et les prises de position qu'elle implique, par l'implication des citoyens dans la vie politique et économique, elle pourrait constituer le cadre d'une rénovation globale de la pratique politique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     On rétorquera que la démocratie participative est plus "à l'aise" dans des petites structures, à l'échelle de communautés réduites (sur la toile, donc réduite à ceux qui ont une connexion ; dans les quartiers ou les associations…). Mais un instrument récent permet, si ce n'est d'atteindre l'échelle mondiale, tout au moins d'élever la démocratie participative à l'échelon européen : le traité de Lisbonne, à la suite du projet de Constitution européenne, adopte le principe de la démocratie participative, en imposant la transparence dans les délibérations du Conseil et du Parlement, en sollicitant le dialogue entre les citoyens, entre l'UE et la société civile, et surtout en laissant aux citoyens de l'Union un droit d'initiative pour inviter la Commission à soumettre des propositions (sur la base d'un million de citoyens ressortissant d'un nombre significatifs d'États membres). Peut-être est-ce un moyen de faire primer la démocratie sur l'économie, en utilisant les révolutions technologiques sur lesquelles s'est appuyé le "supercapitalisme".&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-6741211531184470182?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/6741211531184470182/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=6741211531184470182' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/6741211531184470182'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/6741211531184470182'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2008/03/supercapitalisme-et-dmocratie.html' title='Supercapitalisme et démocratie participative'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-3218357495884393271</id><published>2007-12-23T09:33:00.000-08:00</published><updated>2007-12-23T09:37:16.476-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Athènes'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='débat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='éducation'/><title type='text'>L’éducation du citoyen participatif à Athènes</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      L’ouverture de la prise de décision dans la cité à tous les citoyens dès 508 av. J.-C. à Athènes a-t-elle impliqué une ouverture de l’éducation à l’ensemble des citoyens ?&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      La notion d’éducation doit être précisée. D’abord réservée aux aristocrates, elle ne se limitait pas à l’acquisition de savoirs ou de compétences intellectuelles. Jusqu’au milieu du VIème siècle av. J.-C., elle était avant tout militaire. Puis l’éducation athénienne se diversifia, tout en s’adressant néanmoins de façon privilégiée aux plus riches, comme le souligne Platon. La pratique de l’athlétisme permit de faire passer de l’aristocratie au dèmos l’idéal agonistique de compétition, qui trouvait son affirmation lors des jeux panhelléniques (comme les jeux olympiques) : les victoires des compétiteurs faisaient retentir avec gloire le nom de leur cité d’origine.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      Les écoles apparaissent durant le Vème siècle, mais ne font pas disparaître les préjugés des classes les plus riches face aux « parvenus de la culture », comme les désigne Pindare. Outre les exercices physiques, les enfants apprennent la musique et la poésie. Loin d’être considérées comme de simples ornements, ces disciplines avaient pour but d’apprendre la maîtrise de soi et la morale. Les enfants apprennent également à lire, écrire et compter. La réussite (et la nécessité) de cette éducation apparaît lors des votes d’ostracisme instaurés par Clisthène ou peu après lui : lorsqu’un homme politique prenait trop d’influence dans la cité, on réunissait l’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;ecclesia&lt;/span&gt; (un quorum de 6 000 votants était requis) et chacun écrivait sur un tesson le nom de celui qu’il désirait exiler de la cité. Cet usage impliquait la maîtrise de l’écriture par tous les citoyens, et les tessons retrouvés à Athènes témoignent de la réussite de cette éducation primaire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      Dans la deuxième moitié du Vème siècle apparurent de nouveaux maîtres, appelés les sophistes. Ils avaient pour but non d’éduquer les hommes de la cité, mais d’éduquer les hommes politiques. Ils ne s’adressaient pas à l’ensemble des citoyens : outre le fait que les charges administratives étaient restées aux mains des plus riches, l’enseignement délivré par les sophistes était un enseignement particulier et non collectif, coûteux qui plus est. Leur formation s’adressait à de petits groupes et durait trois ou quatre ans. Les sophistes passaient de cité en cité en prononçant des conférences pour montrer leurs compétences et se faire embaucher au meilleur prix. Un des sophistes les plus connus est Protagoras, qui apparaît chez Platon dans le dialogue du même nom. Protagoras désirait enseigner à ses élèves « l’art de la politique », c’est-à-dire non celui de posséder la Vérité, mais celui d’avoir toujours raison. Les sophistes enseignaient donc l’art du discours, la rhétorique, pour que les jeunes gens qu’ils formaient pussent toujours battre leurs adversaires lors des joutes oratoires à l’assemblée et persuader les votants. Ces compétences nécessitaient une solide culture générale, un apprentissage des sciences et une érudition littéraire.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;      Sans développer davantage sur le sujet, on retiendra surtout que le discours politique fut alors confisqué par des spécialistes (des hommes issus de familles ayant de gros moyens financiers, nécessaires à une éducation poussée des enfants) qui s’imposaient lors des assemblées en tant que leaders politiques. La parole dans l’ecclesia n’était plus vraiment celle du dèmos ; celui-ci ne pouvait plus participer que par le vote, et non par le débat.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Une telle évolution ouvrait la voie à de possibles réductions du corps civique : les citoyens ayant moins de prise sur les décisions collectives, était-il encore nécessaire qu’ils fussent nombreux, et ne pouvait-on revenir à un système oligarchique où seuls les meilleurs (les plus riches, les plus instruits) possèderaient la citoyenneté ? De fait, à la fin du Vème siècle, Athènes connut deux expériences oligarchiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Bibliographie : H.-I. Marrou, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic; "&gt;Histoire de l’éducation dans l’Antiquité&lt;/span&gt;, I, Le monde grec (Points Histoire, Seuil).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-3218357495884393271?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/3218357495884393271/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=3218357495884393271' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/3218357495884393271'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/3218357495884393271'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/12/lducation-du-citoyen-participatif.html' title='L’éducation du citoyen participatif à Athènes'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-2055005825834568403</id><published>2007-12-12T02:21:00.000-08:00</published><updated>2007-12-12T02:46:19.652-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='indemnité'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='débat'/><title type='text'>Comment faire venir les citoyens aux débats politiques ?</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Au cours du Vème siècle, le nombre d'assemblées du peuple tenues chaque année s'accroît, passant de dix à quarante. L'année politique étant divisée en dix périodes, chaque période voit se tenir une assemblée principale où l'on confirme les magistrats (= les responsables de la cité), on délibère sur l'approvisionnement de la cité et sa défense, sur les accusations de haute trahison, et trois assemblées secondaires (traitant des affaires sacrées, des ambassades, des suppliques…). Chaque assemblée se tient un nombre de jours suffisant pour aboutir à un résultat concernant les affaires traitées ; il faut le temps d'informer les citoyens et de conduire les débats.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Outre les assemblées du peuple, les citoyens sont également sollicités pour siéger au Conseil et dans les tribunaux de la cité. Devant la multiplication de ces sollicitations politiques, certains citoyens rechignent : pour ceux qui habitent à l'autre bout de l'Attique, venir à la ville pour participer aux réunions leur fait perdre une voire plusieurs journées de travail. La cité court donc le risque de voir le débat politique confiné aux urbains, les ruraux et les pêcheurs refusant de venir siéger à l'assemblée ou ne se portant pas volontaires pour le tirage au sort du Conseil. Pour pallier une désaffection face à la vie politique, &lt;a href="http://agora.qc.ca/mot.nsf/Dossiers/Pericles"&gt;Périclès&lt;/a&gt; décide de créer vers 450 av. J.-C. une indemnité, le &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;misthos&lt;/span&gt;, destinée à compenser la perte d'une journée de travail. Cette indemnité est d'abord versée à ceux qui viennent siéger dans les tribunaux d'Athènes (6 000 citoyens tirés au sort parmi des volontaires), puis aux bouleutes (membres du Conseil). À la fin du Vème siècle, tous les citoyens participant à l'&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;ecclesia&lt;/span&gt; reçoivent également le &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;misthos&lt;/span&gt;.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Cette mesure constitue une véritable révolution dans l'exercice de la vie politique. Elle est souvent présentée dans le cadre de l'opposition entre deux dirigeants politiques, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Cimon"&gt;Cimon&lt;/a&gt;, considéré comme favorable aux propriétaires fonciers qui, de fait, obtiennent les plus hautes charges dans la cité, et Périclès, plutôt favorable au peuple. &lt;a href="http://ugo.bratelli.free.fr/CorneliusNepos/Cimon.htm"&gt;Cimon&lt;/a&gt; prônait un don aux plus pauvres participant à la vie politique, don émanant des plus riches (donc les oligarques). Périclès décide au contraire de payer le &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;misthos&lt;/span&gt; grâce au Trésor de la cité. Il s'agit alors de poursuivre l'oeuvre de Clisthène en donnant un nouveau coup d'arrêt à la domination des plus riches sur la cité : le système de Cimon induit en effet un lien de dépendance entre le donateur et ceux qui reçoivent leur indemnité, tandis que Périclès casse les liens de clientèle politique en instaurant la cité comme seul garant du bon exercice de la vie civique. Tous peuvent aller débattre, sans condition de fortune.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Le débat politique se démocratise, dans le sens où le &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;dèmos&lt;/span&gt; (peuple) tout entier peut y participer sans pression de la part des plus riches. Mais cette vision idyllique tient peu compte du réel pouvoir qui s'affirme lors des débats : celui de la parole, donc de la connaissance.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-2055005825834568403?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/2055005825834568403/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=2055005825834568403' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2055005825834568403'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2055005825834568403'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/12/comment-faire-venir-les-citoyens-aux.html' title='Comment faire venir les citoyens aux débats politiques ?'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-416986820524545441</id><published>2007-12-07T06:50:00.000-08:00</published><updated>2007-12-07T07:11:27.647-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='expertise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='débat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vote'/><title type='text'>À propos de… "La cité tyrannique"</title><content type='html'>     Petit retour en arrière sur la tyrannie, à propos de la thèse de Claudia de Oliveira Gomes, récemment parue, et brillantissime : &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;La cité tyrannique, Histoire politique de la Grèce archaïque&lt;/span&gt;, Rennes (Presses Universitaires), 2007.&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Cet ouvrage s'intéresse à la période archaïque, et surtout celle à laquelle se multiplient les régimes tyranniques, pour expliquer comment se crée la cité "démocratique" grecque. Cette réflexion permet, entre autres, de comprendre comment on en arrive au vote. Le vote, qui implique que l'opinion de la majorité l'emporte sur la minorité, nous paraît chose logique.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Reposons le problème, ou plutôt lisons Cl. de Oliveira sur ce point :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Les sociétés dépourvues de moyens de coercition, comme les communautés homériques, ne prennent de décisions valides qu'à l'unanimité de leurs membres - et si un différend persiste après palabres, la scission s'offre comme recours aux insatisfaits. Dans la procédure du vote, qu'une majorité puisse l'emporter signifie qu'elle dispose de moyens et d'une légitimité politiques qui permettent et valident la contrainte. Le vote sous-entend, fondamentalement, que la majorité dispose d'une capacité répressive, légale et légitime, pour s'imposer à la minorité".&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Autre idée qui mérite une longue citation :&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;"Un autre trait majeur du vote est l'abstraction qu'il confère au processus de décision. Dans les sociétés où ce système est ignoré, la proposition d'y recourir fait naître l'objection qu'il est absurde de conférer à chacun le même poids dans la décision - il existe des gens d'expérience et des blancs-becs, des intelligents et des imbéciles, des hommes d'influence et des solitaires. Le choix doit tenir compte des autorités respectives acquises par la sagesse, le poids des ans, le prestige, comme des qualités spécifiques de chacun. Aussi, non seulement le vote suppose que la majorité dispose de moyens pour imposer sa décision, mais, en faisant de chacun l'égal de l'autre, il abolit toutes les compétences et les incompétences. Le vote proclame l'universelle égalité des votants, contre la constante inégalité des qualités individuelles. L'électeur est un être fondamentalement abstrait et le mode de fonctionnement du vote redouble ce premier aspect."&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Il faut ajouter à cela que le vote présuppose une discussion. Dans la cité homérique, ceux qui ont la parole définitive, ceux qui imposent cette parole aux autres sont les aristocrates, détenteurs de la force militaire donc de la coercition. Le débat dans la cité archaïque non tyrannique souligne les inégalités hiérarchiques. Dans la cité isonomique, le débat est ouvert à tous, chacun a le même poids. Mais cela sous-entend également qu'il n'y a pas de citoyen plus compétent qu'un autre ; ou, pour utiliser une expression à la mode, il n'y a pas besoin d'expertise pour être citoyen. De même que le vote "proclame l'universelle égalité des votants", le débat où chaque voix (au sens propre) a le même poids implique une égalité des orateurs.&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Et c'est là que survient un problème important : si le vote, parce qu'en tant qu'action immédiate il ne suppose qu'une main levée, s'affiche pour tous de la même façon, la prise de parole signale instantanément les différences entre les hommes. Il y a les hommes instruits et les autres, ceux qui peuvent fabriquer un discours et ceux qui n'en sont pas capables, ceux qui connaissent par coeur les lois existantes ou savent les lire dans les archives et les autres. À la différence du vote, le débat réactive et souligne les hiérarchies au sein de la communauté ; il ne peut être égalitaire que si tous sont formés de la même façon. Si le vote sous-entend une violence étatique, pouvoir de coercition de la majorité sur la minorité, le débat nécessite une éducation à l'échelle de la cité pour pouvoir être réellement égalitaire.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-416986820524545441?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/416986820524545441/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=416986820524545441' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/416986820524545441'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/416986820524545441'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/12/propos-de-la-cit-tyrannique.html' title='À propos de… &quot;La cité tyrannique&quot;'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-2706851479081354382</id><published>2007-12-07T06:39:00.000-08:00</published><updated>2007-12-07T06:46:18.412-08:00</updated><title type='text'>La participation au débat dans l’Athènes du Vème siècle</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Concrètement, Clisthène a élargi à 500 membres le conseil ou &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;a href="http://www.musagora.education.fr/citoyennete/citoyennetefr/boule.htm"&gt;boulè&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;. Ces 500 membres sont tirés au sort sur les listes de citoyens volontaires de plus de trente ans, à raison de 50 citoyens par tribu. Personne ne pouvait être membre de la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;boulè&lt;/span&gt; plus de deux fois dans sa vie. Ce conseil a pour objectif d’élaborer les projets de loi qui seront proposés à l’assemblée, de surveiller l’application des lois et d’administrer la cité (approvisionnement, voirie, constructions publiques). Les 500 membres ne siègent jamais ensemble, mais par groupes de 50 citoyens appartenant à une même tribu ; chaque tribu siège donc à la boulè durant un dixième de l’année ; les débats sont dirigés par un président de séance désigné par tirage au sort chaque jour, rôle qu’on ne pouvait tenir qu’une seule fois dans sa vie. Durant les discussions aboutissant aux textes de loi ou aux décisions administrative, les échanges se font entre artisans, marins, aristocrates venant de plusieurs coins de l’Attique. La &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;boulè&lt;/span&gt; fixe également l’ordre du jour de l’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;ecclesia&lt;/span&gt;, l’assemblée des citoyens.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     L’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;ecclesia&lt;/span&gt; est ouverte à tous les citoyens (hommes uniquement, à partir de 18 ans). Au total elle devrait donc regrouper jusqu’à 30 000 citoyens. Ce chiffre ne fut sans doute jamais atteint ; mais pour les décisions graves, on exigeait un quorum de 6 000 citoyens. Durant les séances, qui se tiennent du lever au coucher du soleil, les citoyens sont assis par terre sur les pentes d’une colline proche de la place publique (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;agora&lt;/span&gt;), la &lt;a href="http://www.musagora.education.fr/citoyennete/citoyennetefr/ecclesia.htm"&gt;Pnyx&lt;/a&gt;. Seuls sont bâtis la tribune pour les orateurs et l’autel destiné aux sacrifices indispensables à chaque début de séance. Au Vème siècle, l’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;ecclesia&lt;/span&gt; se réunit dix fois par an. Elle est convoquée par un signal dressé au-dessus d’un temple de l’agora, et présidée par le président de la boulè élu pour ce jour.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     L’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;ecclesia&lt;/span&gt; élit les commandants militaires, sert de cour de justice pour les crimes graves et adopte les décrets administratifs. L’ordre du jour est fixé par la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;boulè&lt;/span&gt;, mais les citoyens peuvent proposer des points supplémentaires, le tout étant d’afficher cet ordre du jour. Les textes préparés par la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;boulè&lt;/span&gt; sont présentés aux citoyens, mais n’importe quel citoyen peut en outre proposer un texte de décret ou une motion. Néanmoins, si cette motion est contraire aux lois préexistantes, ce citoyen peut être poursuivi en justice. Les textes présentés font l’objet de débats, l’orateur se présentant à la tribune pour exposer sa motion. Les votes se font à main levée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;     Ainsi, tous les citoyens pouvaient participer à la prise de décision dans la cité : au niveau local, dans les assemblées de dèmes ; au niveau de la cité, dans la &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;boulè&lt;/span&gt; (deux fois dans une vie) et à l’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;ecclesia&lt;/span&gt; (dix fois par an au Vème siècle, quarante fois par an au IVème siècle). Néanmoins, ce système idéal connut dès la fin du Vème siècle des dérives démagogiques.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-2706851479081354382?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/2706851479081354382/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=2706851479081354382' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2706851479081354382'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2706851479081354382'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/12/la-participation-au-dbat-dans-lathnes.html' title='La participation au débat dans l’Athènes du Vème siècle'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-6303403758203884366</id><published>2007-12-04T11:41:00.000-08:00</published><updated>2008-12-08T21:53:00.728-08:00</updated><title type='text'>La réforme de Clisthène ou l’influence du découpage territorial dans le débat participatif</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;   Aux VIIème-VIème siècles, en Grèce, la figure du pouvoir la plus répandue est celle du tyran ; la cité d’Athènes ne fait pas exception à cette règle. En 561, &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Pisistrate"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;Pisistrate&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; y prend le pouvoir ; il est présenté par les sources comme étant soutenu par les paysans pauvres et les artisans, contre l’oppression oligarchique. Une politique de grands travaux lui permet de donner du travail aux habitants de la ville. Pisistrate organise également plusieurs cultes qui ont pour vocation de souder la communauté civique (culte d’Athéna, de Dionysos, de Déméter). Après la mort de Pisistrate, ses deux fils, Hipparque et Hippias, lui succèdent ; Hipparque est assassiné en 514, Hippias doit quitter la cité en 510. Les oligarques se partagent alors à nouveau le pouvoir.&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal; "&gt; &lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;   En 508, le chef d’une des grandes familles aristocratiques décide de s’appuyer sur le peuple pour lutter contre ses rivaux. Il s’appelle &lt;a href="http://fr.wikipedia.org/wiki/Clisth%C3%A8ne"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(102, 51, 51);"&gt;Clisthène&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;. Afin de réduire le pouvoir des oligarques, il procède à un découpage juridique nouveau de l’Attique, le territoire d’Athènes.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;" src="http://2.bp.blogspot.com/_UrkXQ9-sKXs/R1Wxm5ULexI/AAAAAAAAAAU/oedFCE4oLS4/s400/Attique+Clisth%C3%A8ne.jpg" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140209831491894034" /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;   Ce territoire comportait une série de petites unités sociales, villages dans la campagne, quartiers dans la ville, que l’on nommait « dèmes ». Ils formaient des unités juridictionnelles au temps des tyrans. Les dèmes vont constituer l’unité de base du système mis en place par Clisthène ; chaque dème possède sa propre assemblée, à l’intérieur de laquelle tous les citoyens délibèrent sur les décisions administratives concernant le village ou le quartier. À plus petite échelle, le territoire de l’Attique était découpé en trois vastes régions : l’intérieur (Mésogée), la côte (Paralie), la ville (Asty). &lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;   Le but de Clisthène est de réduire l’influence politique des oligarques. Or les grandes familles ont une assise territoriale : elles sont solidement implantées localement (ça aussi, ça devrait vous rappeler des choses), sur plusieurs dèmes. Afin de casser les réseaux politiques des grandes familles, Clisthène va rompre les liens entre les dèmes proches géographiquement. Pour ce faire, il crée deux autres niveaux de circonscription, les trittyes et les tribus. Les trittyes sont constituées d’un ensemble de dèmes proches les uns des autres ; jusque-là, rien qui puisse bouleverser l’ordre oligarchique. C’est donc au niveau des tribus que Clisthène va jouer : il crée 10 tribus (il en existait 4 auparavant), chacune rassemblant 3 trittyes (pour ceux qui suivent, il y a donc… 30 trittyes, parfait) : une trittye de l’intérieur, une trittye du bord de mer, une trittye de la ville. Dans les tribus, l’influence des oligarques est donc éclatée : alors qu’auparavant les tribus s’organisaient autour de quelques grandes familles aux implantations géographiques proches, elles regroupent moins d’habitants qu’avant (puisqu’il y a 10 tribus au lieu de 4), et ces habitants sont disséminés sur le territoire ; lors des débats dans la tribu, aucune famille aristocratique ne peut plus imposer son avis.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;   Quelles sont les conséquences de la réforme de Clisthène sur le débat participatif ? Si l’on reprend les épisodes précédents, on avait : au VIIIème siècle, un débat qui incluait l’ensemble de la population masculine, mais dans lequel seule la parole des aristocrates avait un poids réel, les décisions étant toujours, au final, prises par eux ; aux VII-VIèmes siècles, un pouvoir confisqué par les tyrans, donc, pas de débat (une délégation de la puissance politique aux tyrans par les plus pauvres, s’il faut en croire la tradition historiographique grecque).&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;   La réforme de Clisthène met en place l’isonomie, c’est-à-dire l’égalité de tous par rapport à la loi (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;nomos&lt;/span&gt;, ce qui régit) : tous ceux qui participent à la vie politique le font à titre d’égaux, à la différence de la tyrannie ou de l’oligarchie. Il ne s’agit pourtant pas encore d’une démocratie, dans le sens où toutes les charges ne sont pas ouvertes à tous, selon des conditions censitaires. En revanche, tous ont droit à une parole de poids égal. À condition, évidemment, de se rendre dans les assemblées où cette parole doit être prononcée.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-6303403758203884366?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/6303403758203884366/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=6303403758203884366' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/6303403758203884366'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/6303403758203884366'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/12/la-rforme-de-clisthne-ou-linfluence-du.html' title='La réforme de Clisthène ou l’influence du découpage territorial dans le débat participatif'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_UrkXQ9-sKXs/R1Wxm5ULexI/AAAAAAAAAAU/oedFCE4oLS4/s72-c/Attique+Clisth%C3%A8ne.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-2646390374580939065</id><published>2007-11-23T17:27:00.000-08:00</published><updated>2007-11-23T17:36:25.873-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='assemblée'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='débat'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Grèce archaïque'/><title type='text'>Au commencement…</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;La Grèce archaïque vit l’apparition de la cité-État, dont l’exemple le plus connu reste pour nous Athènes. La cité-État est une petite entité, une communauté indépendante, dont le territoire est formé d’une ville ceinte de murailles (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;astu&lt;/span&gt;) et de la campagne environnante (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;chora&lt;/span&gt;). Après un ordre mycénien qui vit régner les rois, les IXe-VIIIe siècles av. J.-C. connurent une organisation où la communauté (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;agora&lt;/span&gt;) était subordonnée au Conseil des Anciens (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;boulè&lt;/span&gt;). Ces derniers, chefs des familles aristocratiques (&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;aristoi&lt;/span&gt; = les meilleurs), gardaient la prééminence dans la cité ; mais les lois et les décisions de justices étaient discutées devant l’assemblée, composée d’hommes issus aussi bien des familles aristocratiques que des paysans libres de la cité (les artisans constituent une catégorie à part), selon des modalités qu’il convient d’examiner.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;L’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Iliade&lt;/span&gt; et l’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Odyssée&lt;/span&gt; fournissent plusieurs exemples de ce fonctionnement du débat à l’époque archaïque. Par exemple, au début de l’Iliade, Agamemnon ordonne « aux hérauts à la voix sonore de convoquer à l’Assemblée les Achéens chevelus… mais tout d’abord il invita le Conseil des Anciens au cœur magnanime ». Après une discussion au conseil, Agamemnon se dirige vers le peuple et lui parle, son autorité d’orateur étant symbolisée par le sceptre qu’il tient entre les mains. Puis intervient Ulysse.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Ainsi Ulysse divertit les Grecs de leur entreprise en les menaçant, en les bafouant, et les contraignit de retourner à l’assemblée, faisant même bruit que le flot de la mer, lequel s’irrite en se brisant contre le rivage et recule au large avec fracas.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Chacun reprend sa place et s’assied. Un seul, nommé Thersite, criait comme un geai ; il prenait plaisir à tourner les rois en ridicule, en leur lançant des propos grossiers et sans suite. C’était l’homme le plus laid des Grecs venus à Troie : louche et boiteux, ses épaules voûtées se touchaient sur sa poitrine ; sa tête était pointue, quelques rares cheveux y croissaient disséminés. Toujours ennemi d’Achille et d’Ulysse, il les injuriait sans cesse. Maintenant il s’en prend à Agamemnon et, d’une voix de fausset, il l’accable de reproches. Les Grecs murmuraient aussi contre leur chef suprême ; mais lui, criant de toutes ses forces, l’apostrophait en ces termes : « Fils d’Atrée, de quoi te plains-tu, et que te faut-il encore ? Tes tentes sont remplies d’airain ; tu as des femmes choisies que nous te donnons à toi le premier, après la prise d’une ville. Voudrais-tu qu’on te donnât encore de l’or ? Un des Troyens te l’apportera-t-il d’Ilion pour rançon de son fils qu’un Achéen ou moi t’aurons amené chargé de chaînes ? Te faut-il une nouvelle captive pour que tu la retiennes à l’écart et que tu puisses te mêler par amour avec elle ? Il ne convient pas que celui qui est notre chef plonge dans de tels malheurs les fils des Achéens. Hommes mous, lâches objets d’ignominie, Achéennes et non plus Achéens ! Retournez au moins chez vous sur vos vaisseaux, et laissez-le seul devant Troie supputer ses trésors et reconnaître si nous sommes ou non les soutiens de sa gloire. Il a outragé Achille en lui enlevant la récompense de sa valeur ; Achille est trop généreux, sans cela, fils d’Atrée, tu l’aurais outragé pour la dernière fois. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Aussitôt Ulysse s’approche de lui et, le regardant avec mépris : « Thersite, avec ta voix criarde, tu n’es qu’un discoureur sans jugement ; retiens ta langue et seul n’injurie par les rois. De tous les Grecs venus avec le fils d’Atrée sous les murs d’Ilion, je te dis qu’il n’y en a pas un de si vil que toi. Tu médis des princes et des rois, et tu sollicites les Grecs de retourner dans leur patrie, bien qu’on n’ait point encore délibéré sur ce qu’il est expédient de faire ? Outre cela, tu calomnies le chef d’armée et le pasteur des peuples, non pour autre chose que pour l’injurier et blâmer les héros, fils de Danaüs, de lui faire beaucoup de présents. Je te le déclare, et je le ferai, que si je t’entends encore délirer, comme tu viens de le faire, que ma tête quitte mes épaules, que je ne sois plus appelé père de Télémaque, si je ne te mets tout nu et si, après t’avoir battu, je ne te renvoie hors de cette assemblée pleurer près de nos vaisseaux. »&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Ulysse, non content de le menacer, le frappe de son sceptre sur le dos et sur les épaules. Thersite ploie sous le coup, une grosse larme tombe de ses yeux ; il s’assied en tremblant. En proie à la douleur, il essuie cette larme et porte çà et là des regards stupides.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Les Grecs, fâchés peut-être de l’affront fait à Thersite, n’en riaient pas moins entre eux et se disaient des propos : « Ne vois-tu pas quelle action héroïque Ulysse a faite aujourd’hui en réfrénant l’insolence de ce babillard ! Je crois que dorénavant il ne sera pas si téméraire de murmurer contre les rois ou de les agacer avec injures et médisances ».&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: right;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;(Homère, &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;Iliade&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-size: small;"&gt;, chant II)&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Une discussion est donc possible au sein de l’assemblée. Mais les propos du peuple ne sont pas retenus ; ils ont pour fonction de sanctionner un choix déjà fait par les Anciens, qui seuls possèdent réellement la parole. Néanmoins cette sanction est nécessaire, puisque, chaque fois qu’une décision importante doit être prise, il faut réunir le peuple. C’est lui qui, par la tenue de l’assemblée, donne sa légitimité au pouvoir des aristocrates.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;L’assemblée, outre son pouvoir quant à la prise des décisions concernant la cité (guerre, religion, conduite des affaires), a également un rôle judiciaire. On y règle les litiges. Si ceux qui prennent la parole sont toujours les aristocrates, leurs décisions utilisent la pression du peuple.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Ainsi la cité-État, ou &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;polis&lt;/span&gt;, se gouverne elle-même par le biais d’un double débat. Le premier, au Conseil, oppose les avis des chefs de la cité. Le second, à l’agora, est biaisé puisque l’avis des individus formant le peuple n’est pas pris en compte. En revanche, l’avis du peuple entier est utilisé comme moyen de pression par les orateurs, c’est-à-dire les membres du Conseil qui apportent leur projet devant l’assemblée. En ce sens, on peut parler de prise en compte de l’opinion du peuple. Les habitants de la cité peuvent donc agir grâce à la masse qu’ils représentent, et chacun est libre de donner son avis (tant qu’il va dans le sens des aristocrates) ; cependant l’avis émis par un simple paysan ne peut faire évoluer la prise de décision. Il faut encore attendre quelques décennies pour que l’avis du particulier, dans le cadre d’un débat à l‘assemblée, prenne un poids plus important.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-weight: bold;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Lectures&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;O. Murray, &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;La Grèce à l’époque archaïque&lt;/span&gt;, Toulouse, 1995. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Homère, l’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Iliad&lt;/span&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;e&lt;/span&gt;, l’&lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;Odyssé&lt;/span&gt;e.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-2646390374580939065?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/2646390374580939065/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=2646390374580939065' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2646390374580939065'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/2646390374580939065'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/11/au-commencement.html' title='Au commencement…'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-8022038948843669643</id><published>2007-11-21T03:29:00.000-08:00</published><updated>2007-11-21T03:38:42.638-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Paris en mouvement'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='expertise'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie sociale'/><title type='text'>Démocratie sociale, démocratie participative</title><content type='html'>&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Lors de la rencontre du 19 novembre 2007 sur le thème de la mobilité, B. Delanoë a défini ce qu’il appelle la « démocratie sociale » : « un dialogue en vue d’élaborer un projet de campagne ». À la fin de son discours, il a présenté la démocratie comme le fait de « se mériter les uns les autres, on mérite de servir une vie collective ».&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;L’expression de démocratie sociale est ambiguë ici. Normalement, elle renvoie à l’exercice démocratique dans les questions sociales, plus précisément dans le monde de l’entreprise. C’est ainsi qu’elle est employée dans le langage syndical : &lt;span class="Apple-style-span" style="font-style: italic;"&gt;« L’élan civique qui s’est manifesté tout au long de cette campagne a besoin d’être conforté. Il appelle un renouvellement de la vie démocratique. Cette rénovation est indissociable d’une modernisation de la démocratie sociale. L’écoute, le respect des partenaires sociaux, la qualité du dialogue, la négociation, en sont des éléments essentiels. La méthode que choisira le chef de l’Etat pour impulser les réformes sera à ce titre déterminante » (communiqué SGEN CFDT du 7 mai 2007)&lt;/span&gt;.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Néanmoins, le qualificatif « social » permet d’élargir la notion. Ainsi, le parti « &lt;a href="http://pagesperso-orange.fr/democratiesociale/pourquoi.htm"&gt;Démocratie sociale&lt;/a&gt; » créé en 2002 voulait rendre aux citoyens (qui constituent le corps social) le pouvoir effectif, confisqué par des « politiciens professionnels ». Or ceux qui ont le pouvoir effectif sont des élus ; par conséquent, la démocratie sociale se distingue nettement ici de la démocratie représentative.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Enfin, on ne peut s’empêcher d’inverser les termes pour songer à la social-démocratie, mouvement socialiste réformiste s’éloignant du mouvement révolutionnaire au début du XXème siècle (pour simplifier abusivement).&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Il semble bien que l’expression de démocratie sociale employée par B. Delanoë renvoyait à une conception moins social-démocrate que démocrate sociale, si je puis dire : donner aux citoyens le pouvoir de proposer un nouveau projet de société. Cette interprétation est renforcée par les propos concernant le « mérite de servir une vie collective ». La notion de mérite est extrêmement étonnant : l’exercice de la démocratie ne serait pas un droit, mais une sanction ou une dignité, voire une récompense.&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Arrêtons de torturer les mots pour revenir sur le fonctionnement des rencontres instaurées par l’équipe de B. Delanoë pour les municipales, rencontres dont le déroulement est calqué sur celui du débat participatif . La séance s’ouvre par la prise de parole d’un ou plusieurs élus, qui présente(nt) le thème du jour de façon large. Suit une explication précise donnée par un « grand témoin », un universitaire la plupart du temps, que je préfère nommer un expert (mais le choix de l’expression « grand témoin » n’est pas anodine, je vais y revenir). Suit une large phase d’expression libre, durant laquelle les participants exposent leurs récriminations, leur situation ou leurs propositions. La rencontre se termine par un discours plus ou moins long de l’élu, qui ne reprend pas forcément ce qui vient d’être dit mais expose ses propositions. Durant ce discours, comme je l’avais déjà noté la semaine dernière, la partie la plus enrichissante me semble être celle qui précise les attributions des organes décisionnels : rôle de l’État, rôle des municipalités, rôle des particuliers et des entreprises. &lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;La véritable participation de l’assistance à l’élaboration du projet, c’est-à-dire la véritable démocratie sociale, ne se fait pas tant au moment de la rencontre qu’après, par le biais d’un échange (courrier, site internet) avec l’élu, que celui-ci réclame en précisant d’ailleurs que peu de propositions lui ont été faites au cours de la séance…&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Dans tous les cas, il est fait appel à la créativité des citoyens, dont l’activité est présentée comme pure dynamique. Dans le texte de B. Delanoë sur &lt;a href="http://bertranddelanoe.net/vlog-paris/perspectives-2008-2014/"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="color: rgb(51, 51, 51);"&gt;Paris en mouvement&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;, on note une abondance de termes liés à un élan créatif : énergie, amour, convictions, invention, liberté, audace, expression livre et féconde, innovation.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-style-span" style="white-space: normal; "&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Ce mouvement de la part des citoyens est consubstantiel d’une réflexion mise en place par l’équipe de l’élu (« Ce projet final, je ne dis pas que vous en serez les rédacteurs exclusifs ; il est certain, en revanche, qu’il ne verra pas le jour sans votre contribution »). &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;&lt;span class="Apple-tab-span" style="white-space:pre"&gt; &lt;/span&gt;Dans cette mise en place, les experts ont une place mal définie. Présents en tant que « grands témoins », leur rôle est amoindri par des considérations sur les « experts auto-désignés » (à propos de l’environnement, par exemple). Il me semble que l’on rejoint là ce que Dominique Bertinotti avait appelé « l’expertise citoyenne », lors du débat du lundi 12 novembre. La démocratie participative incite le citoyen à se positionner en tant qu’expert, à la place (ou en plus ?) des experts « traditionnels », chercheurs, universitaires, qui deviennent des « témoins ». Cette « démocratisation de l’expertise » est un processus que l’on retrouve dans le Wiki, où la doxa, l’opinion, tend à remplacer l’epistémê, le savoir scientifique (N. Bolz, Der Spiegel, traduit en français dans Courrier international n°825, 31 août 2006, et reparu dans CI HS octobre-décembre 2007, p. 40-41). La poursuite du débat participatif sur les sites internet de campagne en découle logiquement. On pourrait même dire que le débat participatif réel est moins important que la participation « virtuelle », puisqu’il n’apporte à l’élu aucun élément dont il reconnaisse véritablement l’importance (cf. supra) ; cependant la participation virtuelle n’est déjà plus un débat, puisqu’il n’y a plus de confrontation, seulement le dépôt d’idées dans une boîte. Mais sans confrontation, la démocratie est-elle véritablement exercée ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-8022038948843669643?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/8022038948843669643/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=8022038948843669643' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8022038948843669643'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/8022038948843669643'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/11/dmocratie-sociale-dmocratie.html' title='Démocratie sociale, démocratie participative'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-5036392302677846719</id><published>2007-11-20T09:43:00.000-08:00</published><updated>2007-11-20T09:51:45.188-08:00</updated><title type='text'>Etonnant, non ?</title><content type='html'>Sans commentaire. J'attire juste l'attention sur la date, en bas du texte.&lt;br /&gt;Comme quoi, l'éternel recommencement, les balbutiements de l'histoire, tout ça…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-weight:bold;"&gt;Grève dans les services publics&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'ORDRE de grève lancé pour vingt-quatre heures par l'ensemble des organisations syndicales de la fonction publique a été très largement suivi, tant à Paris qu'en province.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le public en aura ressenti le plus directement les effets par l'absence de cours dans les écoles, lycées et collèges, et les perturbations des services postaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Certains services sont pratiquement immobilisés : nettoiement, pompes funèbres, douanes. Presque partout ailleurs, un personnel réduit assure les tâches essentielles et la sécurité : hôpitaux, prisons, mairies, etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Décidé le 13 novembre par les diverses fédérations de fonctionnaires : CGT, FO, CFTC, éducation nationale (autonome), ce mouvement d'avertissement est destiné à marquer spectaculairement le profond mécontentement de tous les agents de l'Etat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ainsi que le soulignait devant la presse lundi M. Triblé, secrétaire général des fédérations de fonctionnaires FO, les agents de la fonction publique demandent notamment qu'en raison de l'augmentation du coût de la vie, le traitement de base soit fixé immédiatement à 220 000 francs. Le gouvernement ne prévoit que 200 000 francs au 1er janvier 1958.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Celui-ci oppose à ces revendications les charges qui en découleraient pour le Trésor : près de 15 milliards pour les seuls fonctionnaires pour une augmentation générale de 1 %. M. Marcellin, secrétaire d'Etat à la fonction publique, recevra demain mercredi les représentants des organisations FO, CFTC et Fédération de l'éducation nationale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(&lt;span style="font-style:italic;"&gt;Le Monde&lt;/span&gt;, 20 novembre 1957.)"&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-5036392302677846719?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/5036392302677846719/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=5036392302677846719' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5036392302677846719'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/5036392302677846719'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/11/etonnant-non.html' title='Etonnant, non ?'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-2120055268735337442.post-6453831371295663188</id><published>2007-11-14T15:51:00.001-08:00</published><updated>2007-11-18T10:49:24.490-08:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='démocratie participative'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='débat participatif'/><title type='text'>Premières expériences, premières interrogations</title><content type='html'>Ces trois derniers jours, j’ai assisté à deux débats participatifs pour les municipales. Le premier s’affirmait en tant que tel et regroupait quelques élus et habitants du IVème arrondissement de Paris autour de Dominique Bertinotti ; il avait pour thématique « le bruit en milieu urbain ». Le second, concernant l’Enseignement supérieur, l’innovation et la recherche à Paris dans le cadre de la campagne de Bertrand Delanoë, rassemblait une population mélangée d’étudiants, d’enseignants-chercheurs et de chercheurs (et d’élus, aussi). Évidemment, étant donné leurs problématiques, les deux débats n’avaient pas la même ampleur. Cependant ils présentaient les mêmes caractéristiques générales : une tendance très forte des participants à évoquer leur propre situation (problèmes, position…), sans proposer de solution à l’échelle de la cité ou tout au moins du groupe, ce qui est l’un des objectifs du débat ; la nécessité constante qu’ont les élus de rappeler les limites de leur domaine d’action, c’est-à-dire le fonctionnement institutionnel. Dans le premier débat, D. Bertinotti dut rappeler que le maire n’a de pouvoir que dans l’espace public, et non dans l’espace privé, où les conflits doivent se gérer entre les individus ; dans le second, B. Delanoë précisait bien que la gestion des universités, thème abordé par plusieurs intervenants, n’était pas de son ressort.&lt;br /&gt;Inutile d’entrer plus avant dans les détails de contenu de ces réunions. Il appartient à d’autres de traiter le fond, qu’il concerne les nuisances sonores ou la LRU. Pour ma part, c’est le fonctionnement de ces réunions « participatives » qui m’intéresse ici. Si le deuxième débat était intitulé « rencontre avec B. Delanoë », il recouvrait les mêmes formes que le premier : très rapide présentation du sujet, parole laissée au public, accumulation de questions et réponses. Une différence entre les deux : lors du cosidetto débat participatif, au bout de quelques questions, de vraies réponses étaient données. En outre, lors du débat, les participants avaient tendance à réellement poser des questions, alors que les questions posées lors de la rencontre avec B. Delanoë étaient plutôt rhétoriques et tendaient à exposer une situation ou une position politique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rencontre, débat, les deux mots sont différents. Dans un débat, on s’attend à un échange entre les participants, et non pas un échange participants / élu. Dans la rencontre, clairement, l’échange se fait de tous vers un ; dans le débat, il devrait se faire de tous vers tous. Or, lors des deux soirées, le fonctionnement a été le même : des questions adressées à une (ou deux) personnes, et très peu de références à ce qui avait été dit par les autres participants. En outre, l’expression de « débat participatif » me laisse songeuse : qu’est-ce que serait un débat non-participatif ? Une rencontre où personne ne parle ?&lt;br /&gt;La notion de participation du citoyen est au cœur de la nouvelle pratique politique. La démocratie participative apparaît comme la forme la plus démocratique, celle qui permet de faire le lien entre un élu (ou futur élu) et ceux qui le soutiennent. Mais que signifie cette expression de « démocratie participative » ? Des deux réunions auxquelles j’ai assisté, laquelle est la plus proche de la « démocratie participative » ? Quelles peuvent être les vertus d’une telle pratique de la démocratie, et à quelle(s) autre(s) pratique(s) de la démocratie s’oppose-t-elle ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour essayer de mieux cerner cette notion et ses implications pratiques, j’utiliserai dans ce blog ma pratique professionnelle, à savoir mes connaissances d’historienne. Spécialiste de l’antiquité, je me risquerai dans les périodes plus « tardives », au risque de commettre des erreurs et des généralisations que certains, j’espère, rectifieront.&lt;br /&gt;Mais comme à chaque jour suffit sa peine, ma découverte de la démocratie participative commencera dans les jours qui viennent.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/2120055268735337442-6453831371295663188?l=aspasieb.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://aspasieb.blogspot.com/feeds/6453831371295663188/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=2120055268735337442&amp;postID=6453831371295663188' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/6453831371295663188'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/2120055268735337442/posts/default/6453831371295663188'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://aspasieb.blogspot.com/2007/11/premires-expriences-premires.html' title='Premières expériences, premières interrogations'/><author><name>Aspasie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry></feed>
